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Les dessous de l’incroyable soutien du gouvernement à Amazon

·2 min de lecture

ENQUETE - La majorité LREM s’apprête une fois de plus à exclure Amazon et le e-commerce des fortes contraintes de la future loi climat imposées à toutes les autres formes de commerce. Une exception de plus qui s’inscrit dans une doctrine macroniste de soutien indéfectible au géant du e-commerce. Récit de six mois de tractations.

Alors que , que les masques tombent enfin et que la vie économique reprend son cours, un débat intense se fait jour dans les travées de l’Assemblée nationale, mobilisant les plus importants cabinets de lobbying de la place. Les parlementaires discutent de la loi Climat et notamment d’un article 52 qui concentre toutes les attentions. L’idée, qui est née de la , est de limiter à 10.000 mètres carrés les possibilités pour toutes les grandes surfaces commerciales. Toutes? Pas tout à fait.

Le gouvernement s’est en effet toujours opposé à ce que le e-commerce et ses entrepôts géants rentrent dans ce nouveau cadre très contraignant. Ikea, Lidl, Carrefour ou les centres commerciaux devront montrer patte blanche avant de construire un entrepôt, en revanche Amazon ou CDiscount pourront y aller sans vergogne. Ce débat pose la question du statut du e-commerce. Amazon est-il un commerçant comme les autres? Comment imaginer que les petits commerces indépendants survivent à des géants du e-commerce si ces derniers sont exemptés des règles qu’on impose aux autres.

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La doctrine LREM

Tous les groupes politiques sont opposés à l’idée de créer un régime à part pour le e-commerce. De LFI à LR, en passant par le PS ou EELV, pas question de créer une exception Amazon. Tous les partis sauf LREM. Un petit groupe de députés de la majorité présidentielle a bien essayé de se mettre en travers de la doctrine du parti. 54 députés LREM avaient même été jusqu’à déposer un amendement obligeant les entrepôts de e-commerce à autorisation commerciale et à un moratoire d’installation, les faisant ainsi rentrer dans le droit commun du commerce.

Mais ces députés téméraires, parmi lesquels Pacôme Rupin, Danièle Cazarian, Valérie Oppelt, Jean-Charles Colas-Roy, Thomas Rudigoz ou même l’ancien ministre de l’Agriculture Stéphane Travert ont fini par faire volte-face. "On nous a expliqué qu’il ne fallait pas toucher à Amazon, que c’était la ligne rouge à ne pas franchir", ose un député. Malgré [...]

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