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DeSantis vise Trump en duel (avec l’aide de Musk) pour la présidentielle américaine 2024

Donald Trump et Ron DeSantis lors d’un meeting à Estero en Floride, en octobre 2018 
Donald Trump et Ron DeSantis lors d’un meeting à Estero en Floride, en octobre 2018

ÉTATS-UNIS - Que le « meilleur » gagne ? Le républicain Ron DeSantis va officiellement se lancer ce mercredi 24 mai dans la course à la Maison Blanche mais pas n’importe comment. Le gouverneur de Floride a donné rendez-vous sur Twitter Space - un espace de discussion oral sur le réseau social- pour un échange qui se déroulera avec Elon Musk en personne.

L’échange aura lieu à 18H00, heure de Washington, soit minuit en France, et sera modéré par l’homme d’affaires républicain David Sacks. « C’est la première fois que l’on va vivre quelque chose comme cela sur un réseau social », s’est félicité Elon Musk qui a par ailleurs annoncé en novembre qu’il soutiendrait Ron DeSantis à la prochaine présidentielle.

Cette candidature est très attendue auprès des républicains cherchant une alternative à Donald Trump. Et ça tombe bien parce que c’est exactement à eux que s’adresse Ron DeSantis. Avec le cadre de cette annonce, le gouverneur met en scène son opposition, voire son duel, avec l’ancien chef d’État. Pis, sur un terrain qui fut le sien pendant toute sa présidence et au-delà.

Sous le soleil d’Elon Musk

Avec le choix de Twitter, ce n’est pas tant Elon Musk - qui se défend de tout parrainage avec cette interview - qui se rallie à DeSantis, mais plutôt l’inverse. Depuis qu’il a racheté le réseau social, la modération a drastiquement diminué sous l’œil inquiet des autorités européennes, des utilisateurs bannis pour des propos haineux, complotistes ou violents ont été réintégrés au nom de la liberté d’expression... Et, comme ne manque pas de le rappeler le New York Times, c’est bien sûr Twitter que l’ancien présentateur de Fox News, Tucker Carlson a décidé de lancer sa nouvelle émission. De quoi faire du patron de Tesla un héraut des conservateurs.

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Par ailleurs, Elon Musk avait bien décidé après un sondage de réhabiliter le compte de Donald Trump, même si ce dernier n’a jamais remis les pieds sur Twitter. Si l’homme d’affaires assure avoir voté Biden en 2020, il y avait une certaine forme de proximité avec Turmp. La cassure entre les deux semble avoir eu lieu il y a un an, quand le nouveau patron de Twitter a estimé qu’il était temps pour l’ancien président de « raccrocher ».

« Le gouverneur de Floride se lancera enfin dans la course en provoquant l’ex-président Donald Trump, et avec une stratégie de lancement qui le présente lui comme le véritable rebelle anti-establishment (...) DeSantis donne un coup ostentatoire aux médias traditionnels, qui sont vilipendés par de nombreux conservateurs, en montrant qu’il est prêt à contourner les usages réguliers des campagnes présidentielles » note l’analyste de CNN, Stephen Collinson. D’autant qu’Elon Musk, qui se défend de tout parrainage, promet « des questions réponses en temps réel, et non scriptées ».

DeSantis déconnecté ?

Mais à vouloir incarner le changement et la rupture comme Trump en 2016, attention à ne pas vouloir faire plus royaliste que le roi. Les conseillers de l’ancien président n’hésitent d’ailleurs pas à taper sur la forme et le manque de charisme de DeSantis. « Annoncer sa candidature sur Twitter, c’est parfait pour DeSantis. Comme ça, il n’a pas besoin d’interagir avec qui que ce soit », a ironisé un des conseillers de Donald Trump auprès de l’AFP. « C’est l’un des lancements de campagne les plus déconnectés de l’histoire moderne », a renchéri Karoline Leavitt, porte-parole de Make America Great Again, le groupe pro-Trump, auprès du New York Times.

« Le problème avec DeSantis, c’est qu’il aurait besoin de se faire greffer une personnalité », moquait récemment Donald Trump, qui a confirmé sa candidature à l’élection présidentielle américaine de 2024 il y a des mois.

Secouer les usages mais pas trop. Juste après son annonce sur Twitter, Ron DeSantis retrouvera Fox News pour une interview et il est également question de la diffusion de très nombreux spots publicitaire. Twitter devrait donc être avant tout l’occasion de créer un petit événement pour tenter de relancer une dynamique ascensionnelle. L’enjeu pour cet ancien protégé de Trump, est aussi de glaner des points dans les sondages car, après sa réélection triomphale en novembre 2022, il accuse un sérieux retard face à son principal rival.

Les autres candidats républicains déclarés -Nikki Haley, Tim Scott, Asa Hutchinson- dépassent eux pour l’instant rarement les 5% d’intentions de vote. Le vainqueur de ces primaires affrontera en novembre 2024 le candidat choisi par le parti démocrate -- très probablement Joe Biden.

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