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Un dernier débat Trump-Biden avant le sprint final

·4 min de lecture
UN DERNIER DÉBAT TRUMP-BIDEN AVANT LE SPRINT FINAL
UN DERNIER DÉBAT TRUMP-BIDEN AVANT LE SPRINT FINAL

NASHVILLE, Tennessee (Reuters) - A douze jours de l'élection présidentielle aux Etats-Unis, le débat qui opposera jeudi soir Donald Trump et Joe Biden à Nashville sera peut-être l'ultime chance pour le président sortant de modifier le cours de la campagne d'ici au 3 novembre.

Trois débats télévisés étaient initialement prévus entre les deux candidats, mais la contamination du républicain, rattrapé par le coronavirus, et ses quatre jours d'hospitalisation début octobre ont bouleversé le calendrier traditionnel des campagnes présidentielles américaines.

Après le face-à-face de Nashville, le second seulement, chacun repartira en campagne sans aucune autre possibilité de croiser le fer.

Homme de télévision à la répartie désarçonnante et entretenant un rapport souvent distant avec les faits, Donald Trump devra d'autant plus s'employer pour réduire l'avance de Joe Biden dans les sondages sur les intentions de vote au niveau national que l'engouement pour le vote par correspondance ou par anticipation, favorisé par la crise sanitaire, atteint cette année des niveaux jamais vus.

Quelque 42 millions d'électeurs américains ont déjà voté - sans retour donc -, et si les sondeurs ne se trompent pas, la part des indécis est réduite.

Immobilisé plus d'une semaine par le Covid-19, Donald Trump s'est embarqué depuis dans une campagne frénétique, tenant jusqu'à deux meetings par jour et se déplaçant à bord de son avion Air Force One qu'on a vu se poser juste à côté de l'estrade prévue pour son discours.

Le président sortant concentre ses forces sur des Etats comme l'Arizona, la Floride, la Caroline du Nord ou la Pennsylvanie, ces "Swing States" qui seront décisifs dans la course au 270 grands électeurs nécessaires pour être élu par le Collège électoral (qui compte au total 538 membres désignés Etat par Etat).

MARGE RESSERRÉE

Joe Biden a interrompu pour sa part sa campagne depuis lundi et s'est enfermé avec ses conseillers dans sa résidence du Delaware pour se préparer à l'ultime débat. L'intervention de Barack Obama, mercredi soir à Philadelphie, a comblé un peu du vide laissé par celui qui fut son vice-président entre janvier 2009 et janvier 2017.

La dernière livraison du sondage Reuters/Ipsos justifie la prudence de l'équipe de campagne du candidat démocrate, qui exhorte les électeurs à éviter tout excès d'optimisme.

De douze points dans la première semaine d'octobre, l'avance de Biden au niveau national est tombée à neuf.

Dans le Michigan et le Wisconsin, remportés il y a quatre ans par Trump contre Hillary Clinton, il maintient un écart sensible; dans les autres "Etats bascule", la marge est plus étroite.

Le premier débat, organisé le 29 septembre dans l'Ohio, avait été suivi par 73 millions au moins de téléspectateurs, assistant à 90 minutes d'échanges chaotiques et cacophoniques, d'attaques personnelles et d'interruptions.

Le président-candidat pourrait opter jeudi soir pour une autre approche, moins agressive et plus respectueuse du format du débat, que modérera la journaliste Kristen Welker, correspondante de NBC à la Maison blanche et née d'une mère afro-américaine.

L'attitude de Trump le 29 septembre à Cleveland semble en effet avoir détourné, au moins pour un temps, l'électorat flottant, notamment féminin.

MICRO COUPÉ

"Le président Trump ne peut probablement rien faire de plus en matière d'attaques contre Biden que ce qu'il a déjà tenté au cours de ce premier débat", estime Michael Steel, ancien du cabinet de John Boehner, l'ex-président républicain de la Chambre des représentants.

"Il doit se réfugier dans les cordes, se poser et se comporter en président tout en poussant Biden à se mettre à la faute", ajoute-t-il en référence à une technique de boxe, le "rope-a-dope", associée à Muhammad Ali.

Depuis Cleveland, les règles du débat ont été modifiées avec comme principale innovation le fait que le micro de chaque candidat sera coupé tandis que l'autre exprimera en deux minutes d'introduction sa position sur chacun des thèmes au programme de la soirée (pandémie, question raciale, changement climatique et sécurité nationale), programmée à partir de 21h00 (vendredi 01h00 GMT). Les micros seront ensuite rouverts pour débattre.

Joe Biden devrait pour sa part continuer à dénoncer la gestion de la crise sanitaire par l'administration sortante et son coût sur l'économie. Il devra aussi démontrer que les gaffes auxquelles il a habitué les Américains depuis sa première élection au Sénat, en 1972, appartiennent au passé.

(James Oliphant et Steve Holland; version française Henri-Pierre André, édité par Jean-Stéphane Brosse)