Marchés français ouverture 5 h 44 min
  • Dow Jones

    34 548,53
    +318,19 (+0,93 %)
     
  • Nasdaq

    13 632,84
    +50,42 (+0,37 %)
     
  • Nikkei 225

    29 345,80
    +14,43 (+0,05 %)
     
  • EUR/USD

    1,2067
    -0,0001 (-0,01 %)
     
  • HANG SENG

    28 637,46
    0,00 (0,00 %)
     
  • BTC-EUR

    46 467,35
    -918,57 (-1,94 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 456,19
    -15,23 (-1,03 %)
     
  • S&P 500

    4 201,62
    +34,03 (+0,82 %)
     

Et si le « deepfake » contaminait les images satellites

Fabrice Auclert, Journaliste
·2 min de lecture

Le « deepfake » est devenu si sophistiqué qu’il est aujourd’hui difficile de discerner le faux du vrai. On l’a vu récemment avec les vidéos d’un faux Tom Cruise, et les milieux complotistes se régalent de fausses interventions politiques et scientifiques pour exciter les masses. Mais, qu’en serait-il si le phénomène s’attaquait aux images satellite avec la possibilité de manipuler le rendu des cartes aériennes ?

Des chercheurs de l’université de Washington ont ainsi voulu montrer les risques encourus en créant une Intelligence artificielle capable de modifier l’apparence des villes. Le but de Bob Zhao, le directeur de cette recherche publiée dans Cartography and Geography Information Science, est vraiment de démontrer que c’est simple à mettre en place et, finalement, très dangereux.

En haut, une vue aérienne de Tacoma avec son croquis. En bas, la même vue transformée avec un aspect Seattle à gauche, et Pekin à droite © Bob Zhao, TechCrunch
En haut, une vue aérienne de Tacoma avec son croquis. En bas, la même vue transformée avec un aspect Seattle à gauche, et Pekin à droite © Bob Zhao, TechCrunch

Chaque ville a sa spécificité

Pour cela, l’équipe de chercheurs a formé l’IA avec des images satellites de trois villes différentes : Seattle, Tacoma et Pékin. Vue du ciel, chacune a une apparence différente en fonction du tracé des rues, de la verdure, mais aussi de la largeur des artères ou encore simplement de la couleur des bâtiments et des ombres.

Résultat, l’IA est capable de donner l’aspect de Pékin à Seattle, et vice-versa. En zoomant, il est possible de voir des incohérences, mais comme pour le « deepfake », le premier coup d’œil est trompeur, et qui va creuser pour savoir qu’une image est fausse ? Selon ces chercheurs, cette technique pourrait être utilisée pour simuler des images de lieux pour lesquels aucune image satellite n'est disponible mais aussi par des climatosceptiques pour démontrer que le réchauffement climatique n'est qu'une illusion… Ce qui est plus intéressant, en revanche, c'est la possibilité de donner vie à d'anciens plans dessinés à la main il y a plusieurs siècles.

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura