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Les dangers d'une fiscalité de plus en plus « furtive »

Par Philippe Baillot
·1 min de lecture
Philippe Baillot, membre du Cercle des fiscalistes.
Philippe Baillot, membre du Cercle des fiscalistes.

L'année 2020 aura vu l'État lever plus de dettes (260 milliards d'euros) que d'impôts (250 milliards) ! Sa capacité actuelle à emprunter sur les marchés, à des taux proches de zéro, est liée à la croyance en son aptitude durable à prélever l'impôt sur une population captive. Cette conviction ne semble plus être partagée par ses propres responsables. Aussi, pour retarder la prise de conscience des contribuables qu'« ils n'en ont pas pour leur argent », l'État dissimule la réalité de ses prélèvements.

Ainsi la mesure fiscale phare de l'actuel quinquennat aura-t-elle consisté à exempter de taxe d'habitation l'immense majorité des contribuables. Ce faisant, elle supprime une des dernières opportunités pour nombre de citoyens, jusqu'alors appelés à signer ce seul chèque au Trésor, d'appréhender le coût des services publics.

Lire aussi Philippe Aghion : « Surtaxer le capital reviendrait à nous tirer une balle dans le pied »

Dans une même logique de déresponsabilisation, la majorité précédente a exclu près d'un million de contribuables du champ de l'impôt sur le revenu. Naturellement, en l'absence de toute diminution de la dépense publique, ces mesures n'étaient nullement financées. Elles favorisent simplement l'idée dangereuse selon laquelle « l'impôt, c'est les autres ».

Illisibilité du bulletin de paie

Ces nouveaux exonérés paient pour autant massivement des prélèvements obligatoires (TVA, CSG?). Simplement, leurs modalités de règlement, à l'encontre de toute pédag [...] Lire la suite