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D.Patault (Caisse d'Epargne) : "La pression des marchés peut pénaliser les entreprises capitalistes"

En prélude au Sommet de l'Economie, Didier Patault, président du directoire de la Caisse d’Epargne d’Ile de France, livre da conviction sur la "bifurcation" nécessaire du système capitaliste.

Challenges - Alors, le capitalisme bifurque ?

Didier Patault - La réponse est oui, il doit bifurquer. Les événements de l’été ont élargi la prise de conscience sur l’urgence climatique qui s’impose à l’humanité. Les besoins d’investissements pour des énergies renouvelables et pour décarboner l’économie sont très importants, le capitalisme doit embrasser cette priorité et s’affranchir de ses objectifs habituels de rentabilité à court terme.

EVENEMENTINSCRIVEZ-VOUS AU SOMMET DE L'ECONOMIE (1ER DECEMBRE)

Le modèle des Caisses d’Epargne, vieux de plus de deux siècles, est-il adapté à la bifurcation ?

Il l’est plus que jamais. Nous sommes des établissements 100 % régionaux, nous n’avons pas d’actionnaire et nous sommes depuis deux siècles pionniers sur les transitions de la société. Notre modèle coopératif et mutualiste porte dans son cœur l’intérêt général au plus près des territoires. Il est une force pour bifurquer.

Quelle différence avec la finance capitaliste ?

D’abord, notre organisation est décentralisée. La Caisse d’Epargne Ile-de-France, comme les autres Caisses, est une banque 100% régionale. C’est l’épargne collectée sur le territoire qui finance les crédits de la région, ce fonctionnement en circuit court est une aspiration du monde de demain. Nous sommes par ailleurs actionnaires de notre organe central, BPCE, la gouvernance du groupe n’est donc pas verticale.

Autre différence majeure avec une banque capitaliste : la Caisse d’Epargne appartient à ses clients sociétaires. A l’arrivée, le partage de valeur y est plus équilibré : environ la moitié du résultat vient renforcer nos fonds propres, le solde est réparti entre les sociétaires pour rémunérer équitablement et durablement leurs parts sociales, et les salariés via leur part variable et leur intéressement au résultat.

Le fait de ne pas être capitaliste est-il un frein pour croitre ?

Bien au contraire. La pression des marchés financiers peut pénaliser les entreprises capitalistes en leur imposant des[...]

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