La bourse est fermée

Les députés disent non à un salaire minimum pour rémunérer leur collaborateurs

À l’Assemblée nationale aussi, le dialogue social s’avère parfois complexe. Voire désespérant, pour les syndicats de collaborateurs parlementaires. Depuis des mois, ces derniers portent une revendication phare : la mise en place d’un salaire minimum de 1.800 euros brut par mois pour les assistants parlementaires. Las, la dernière assemblée générale de l’Association des députés-employeurs, fin 2019, a débouché sur une impasse. Une majorité d’élus présents s’est opposée à cette mesure : “Souvent au nom de la liberté de contrat”, regrette Astrid Morne, secrétaire générale adjointe du syndicat UNSA-USCP, qui juge pourtant que cette avancée sociale relevait de l’évidence : “La majorité des collaborateurs sont surdiplômés et ne comptent pas leurs heures.”

De fait, la situation matérielle des 2.000 (au 1er janvier 2019) assistants parlementaires de l’Assemblée nationale — directement employés par leurs députés sous contrat de droit privé — n’est pas toujours confortable. Outre l’aléa électoral qui menace la stabilité du job à chaque fin de mandat et les fréquentes embauches en CDD (entre le début de la législature et le 31 décembre 2018, un quart des nouveaux contrats, ndlr) 10% des collab’ émargent à un taux horaire inférieur à 12,42 euros brut, ce qui représente un peu moins de 1.900 euros par mois.

"Une fausse bonne idée", selon Laurianne Rossi

“Certains députés paient leurs assistants au SMIC (1.521 euros brut par mois), alors qu’ils ont les moyens de faire beaucoup mieux”, s’agace Astrid Morne. Pour être précis, l’Assemblée tient à la disposition des députés une enveloppe d’environ 10.000 euros brut par mois, appelée crédit collaborateurs, avec laquelle ils peuvent rémunérer cinq assistants à temps plein, au maximum.

Présente à la réunion de l’Association des députés-employeurs (ADE) qui a abouti au rejet du salaire minimum, la députée Laurianne Rossi, questeure de l’hémicycle, évoque “une fausse bonne idée”. Selon l’élue LREM des Hauts-de-Seine, cette mesure n’est pas

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