La bourse est fermée

Quand un député LaREM se fait rembourser deux fois ses notes de frais

Jean-Jacques Bridey, député du Val-de-Marne, reconnaît s’être peut-être trompé sur "quelques doublons" et affirme qu’il remboursera les sommes.

Nouvelles révélations autour de Jean-Jacques Bridey. Selon une information de Mediapart, le député LaREM du Val-de-Marne aurait bénéficié d’un double remboursement de certaines de ses notes de frais, en 2016 et 2017. L’élu était alors à la fois président de la Société d’économie mixte locale d’aménagement de Fresnes (Semaf) et maire de la commune, explique le média d’investigation. Une double casquette qui lui aurait permis de se faire rembourser deux fois ses notes de frais au restaurant "À la marée", situé au marché international de Rungis. Un lieu qu’il visitait régulièrement pour la Semaf et la ville.

Le montant total de ces remboursements atteindrait 4.807,70 euros, soit 3.975,90 euros en 2016 et 831,80 en 2017, selon Mediapart qui avait déjà dénoncé le train de vie de l’élu lors de son mandat à la Semaf de 2001 à juillet 2017. Le site expliquait, en octobre 2018, qu'à la fin de son mandat, l’élu avait laissé des frais de bouche dispendieux à la Société d’économie mixte locale, lui laissant le soin de régler ses repas à base de coupes de champagne, huîtres, "king crabes", Saint-Jacques ou homards.

Face à ces accusations, Jean-Jacques Bridey plaide des erreurs sur "quelques doublons" expliquant qu’il demandait un double des tickets adressés à la mairie qu’il "rangeai[t] avec [ses] autres justificatifs de frais". "Il est alors peut-être arrivé que je transmette ces justificatifs en même temps que les notes de frais de Semaf", a précisé l’ancien maire. Le député a également annoncé qu’il allait adresser "un courrier à la Semaf pour demander à ce que ses services se rapprochent de ceux de la mairie" pour vérifier les dires de Mediapart, avant d’ajouter : "Si elles s’avèrent fausses, je rembourserai à la Semaf tout naturellement les sommes correspondantes".

La maire de Fresnes, Marie Chavanon, dénonce de son côté "une escroquerie" et affirme

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