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Dépenses publiques: la "mélenchonisation" économique de LR sème le trouble à droite

·2 min de lecture

Des mesures ultra-dépensières sans pistes de financement crédibles : le virage idéologique des Républicains, revenus du fillonisme, divise la droite.

A un an et demi de la présidentielle, les Républicains mettent un coup de barre à gauche. Sous la houlette de Christian Jacob, le parti de la rue de Vaugirard, qui entend "restaurer la valeur travail" – le sujet sera la toile de fond des différentes conventions thématiques prévues ces prochaines semaines – a décidé de s'affranchir des règles d'orthodoxie budgétaire pour présenter l'un des programmes économiques les plus dépensiers de son histoire récente. Pierre angulaire de cette nouvelle approche : l'augmentation de 5% de tous les salaires nets en divisant par deux la CSG. Une mesure qui, à elle seule, coûterait plusieurs dizaines de milliards d'euros, la CSG sur les revenus du travail ayant rapporté 89 milliards d'euros en 2019. Autre cadeau fiscal onéreux : la baisse de la TVA de 10% à 5,5% pour l'hôtellerie-restauration, une vieille marotte sarkozyste, .

Virage idéologique

Face à ces dépenses faramineuses, les pistes de financement restent vagues sinon incantatoires. Ainsi, le parti souhaite "mieux contrôler l'immigration" ou "lutter plus efficacement contre la fraude fiscale et sociale". Des politiques largement soutenues par les militants LR mais qui ne se traduiront pas immédiatement par des rentrées d'argent. D'autant que, crise du Covid oblige, la droite semble avoir renoncé à tout objectif chiffré de suppressions de postes de fonctionnaires. Ce point avait pourtant fait l'objet d'un large consensus lors de la primaire de la droite et du centre de 2016, . "Le libéralisme à tout-va des années 90 a laissé place à un souci de protection sociale", justifie Christian Jacob. Sur les 65 milliards d'économies annoncés par les Républicains, 30 reposent en outre sur une éventuelle (et incertaine) réforme allongeant l'âge de départ à la retraite.

Ce virage inédit doit beaucoup à l'ascension de deux hommes : Guillaume Peltier et Aurélien Pradié, respectivement numéros deux et trois de la machine LR. A deux, ces chantres d'une "droite sociale", se sont fait une spécial[...]

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