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Avec le départ de Michel Aoun, le Liban s'enfonce un peu plus dans la crise politique

ANWAR AMRO / AFP

Avec le départ de son président Michel Aoun au terme de six ans de mandat ce lundi 31 octobre, et sans successeur désigné, le Liban s'enfonce un peu plus dans la crise politique, en plein effondrement économique.

Michel Aoun a quitté ce dimanche 30 octobre le palais présidentiel à la veille de l'expiration de son mandat, sans successeur désigné en raison des divisions politiques, contestant même au Premier ministre démissionnaire le droit de diriger le Liban en plein effondrement économique.

Acclamé par des milliers de partisans rassemblés aux abords du palais de Baabda sur les hauteurs de Beyrouth, Michel Aoun a annoncé dans un discours avoir signé un décret acceptant la démission du gouvernement, ce qui risque d'aggraver l'impasse politique.

La décision du chef de l'Etat, un chrétien maronite selon le partage de pouvoir communautaire dans ce pays multiconfessionnel, intervient alors que ses divergences avec le Premier ministre, un musulman sunnite, empêchent la formation d'un nouveau gouvernement qui se fait attendre depuis les législatives du printemps dernier.

Le Premier ministre Najib Mikati, un milliardaire, avait démissionné à l'issue des législatives et avait été de nouveau choisi par les députés pour former un gouvernement.

Selon les experts, la décision du président Aoun n'aura pas de véritable impact.

"Ce qu'a fait Aoun est sans précédent" depuis que le Liban a adopté sa Constitution en 1926, a déclaré à l'AFP Wissam Laham, un constitutionnaliste. "La loi dispose qu'un gouvernement démissionnaire reste en place jusqu'à ce qu'un nouveau cabinet soit formé", a-t-il expliqué, estimant que le décret n'a "aucun sens".

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Divisions politiques

Le Premier ministre a d'ailleurs réagi en estimant que le décret signé par le président était "sans aucune valeur constitutionnelle", et assuré que son gouvernement "continuait à expédier les affaires courantes".

Le mandat de six ans de Michel Aoun s'achève à minuit lundi sans que les députés soient parvenus à élire son successeur en raison de leurs divisions politiques.

Le Parlement s'est réuni en vain, à quatre reprises depuis un mo[...]

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