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Le délicat exercice de la succession des barons du capitalisme français

·2 min de lecture

Bouygues, Mérieux, Amaury, Lagardère... Les barons du capitalisme tricolore ont tous en ligne de mire leur passage de témoin, pour pérenniser l’entreprise et la saga familiale. Un jeu d’équilibre aux règles mouvantes.

Martin Bouygues refuse que l’histoire se répète. Il a bien en tête ce soir de septembre 1989 où il s’est retrouvé dans le bureau de son père Francis, « en silence et en pleurant », comme il le confiera à Challenges. Ce jour-là, le conseil l’a intronisé PDG de Bouygues, déjà ténor mondial du BTP. Avant le sacre du « benjamin surprise », son surnom désolant d’alors, Francis a eu du mal à se décider. Martin, bachelier, n’était d’ailleurs que son second choix, après l’aîné Nicolas, centralien écarté pour avoir joué trop tôt les big boss. « Mon père m’a dit : “Je te plains, car tu va entrer dans une période terrible”, racontait aussi Martin. Dans l’euphorie économique de l’époque, je n’ai pas saisi le message. Mais j’en ai vite mesuré la teneur. » Dès 1990, la crise immobilière frappe. « PDG d’une société du CAC 40 à 37 ans, j’étais effrayé par la fonction. Et insuffisamment préparé. »

37 ans. C’est justement l’âge d’Edward, l’aîné de Martin. En février, ce diplômé de l’Essca et de la London Business School est devenu directeur général délégué, placé sous la régence d’Olivier Roussat, directeur général et fidèle parmi les fidèles. Une page se tourne : Martin Bouygues lâche l’opérationnel au profit d’une transition en douceur. Mais une toute autre histoire s’écrit. « Martin ne veut pas que ses enfants vivent la pression qu’il a connue, dit un proche. Organiser la relève est un sujet dont il est très conscient. » Surtout, dit-on, depuis l’annonce erronée de sa mort par l’AFP, en 2015… « Il l’a toujours dit, poursuit ce témoin, il veut d’abord apprendre à ses enfants à être de bons actionnaires. »

Forger la vocation

Jean-Michel Darrois, avocat et ami de la famille, a donc initié très tôt Edward aux rudiments de l’entreprise, mais aussi William (33 ans), Charlotte (30 ans) et le neveu Cyril (35 ans), fils d’Olivier. Voilà des années, surtout, qu’ils bourlinguent dans le groupe. Edward a été conducteur de travaux dans le BTP, responsable du marketing et du réseau commercial à[...]

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