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Déficit des retraites : un collectif alerte sur l’impact possible des mesures d’équilibre sur les pensions

Comment un déficit de plusieurs milliards peut-il se transformer en perte pour les pensions des futurs retraités ? C’est à cette question qu’a voulu répondre le collectif “Nos retraites” en proposant ses propres simulations. Ce groupe, qui fait parti du “réseau retraite”, réunissant des associations et des organisations syndicales opposées à la réforme (Attac, CGT, les Économistes atterrés, la Fondation Copernic, FSU, Solidaires et l’Unef), a analysé les conséquences concrètes des hypothèses envisagées par le Conseil d’orientation des retraites. Dans son rapport, le Cor suggère plusieurs pistes pour ramener le régime à l’équilibre d’ici à 2025. Si le Premier ministre a d’ores et déjà fermé la porte à une hausse des cotisations et à une nouvelle désindexation des pensions déjà liquidées, ce sont les mesures concernant l’âge qui attirent toute l’attention.

Parmi les cas type présentés par le collectif, deux hypothèses sont retenues : un allongement de la durée de cotisation et la création d’un âge minimal du taux plein. Prenons la première hypothèse. Pour le Cor, il s’agit d’augmenter la durée de cotisation minimale pour obtenir une retraite à taux plein. Elle pourrait passer à 44 ans (176 trimestres), voire même atteindre jusqu’à 46,3 ans (185 ou 186 trimestres). Pour rappel, aujourd’hui la durée nécessaire de cotisation pour partir avec une retraite à taux plein est de 42 ans, soit 168 trimestres (pour les personnes nées entre 1961 et 1963). Elle va passer à 42 ans et un trimestre pour la génération née en 1964. Ensuite, la durée de cotisation va évoluer d’un trimestre tous les trois ans, pour atteindre 172 trimestres, soit 43 ans, pour ceux nés en 1973 et au-delà. Si l’allongement de la durée de cotisation allait au-delà, l’impact sur le niveau de la pension pourrait être important.

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Pour appuyer sa démonstration, le collectif Nos retraites prend l’exemple d’Omar,

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