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Déclaration maternelle

·2 min de lecture

Histoire de famille, encore, pour Edouard Louis : sa mère et sa révolte. Un texte politique, mais d'abord intime.

Déclaration maternelle

Dans de prestigieuses universités américaines où la gauche communautariste donne le ton, le Normalien Edouard Louis est une figure de proue. On le lit, on le commente, on adapte ses textes pour qu'ils soient interprétés sur scène, on écoute ses conférences. Son influence est incontestable. Mais, une fois encore, son nouvel opus nous rappelle à quel point Edouard Louis est d'abord un écrivain, l'écrivain de la famille.

La famille Bellegueule - sa véritable identité - est donc de retour, pour la troisième fois. Après En finir avec Eddy Bellegueule (ou les souffrances infligées à un jeune homo dans la France populaire de Picardie), après Qui a tué mon père (ou la dénonciation de l'exploitation ouvrière, de ses conséquences, de ses violences souvent ininterrompues), l'auteur raconte sa mère.

Un texte moins rageur que les précédents opus, politique mais d'abord intime, comme une déclaration d'amour filial. Monique, une femme, une épouse, une mère, subissant « le diktat du milieu et des hommes » , qui « a suivi malheureusement la trajectoire classique des femmes des classes populaires » et qui a vécu, il insiste, « sous la tyrannie masculine » . Avant de se révolter, enfin, de se lever et de partir.

En lisant Combats et métamorphoses d'une femme - le titre annonce déjà l'intention -, quelques lecteurs songeront au Livre de ma mère , l'un des chefs-d'œuvre d'Albert Cohen, l'envers du récit d'Edouard Louis, le soleil et la douceur plutôt que la dureté, l'enfermement, le froid et le labeur… Ce se-rait une erreur de perspective que de lire ces deux textes de la sorte, en les opposant. Car, souvent, ils se ressemblent, ne serait-ce que par l'observation aiguë de ces mères, de ces épouses, l'une et l'autre « à la disposition de »…

Edouard Louis n'est guère aimable. Il ne cherche d'ailleurs pas à attirer la sympathie. Il combat, donc il donne des coups, sans cesse et le plus fort possible. Mais son (grand) talent d'écrivain, de raconteur, reste intact. C'e[...]

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