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Décès d'Élizabeth II: une nostalgie passagère pour la monarchie

Jack Hill / POOL / AFP

EDITO- Ce qui fascine avec la monarchie britannique, c'est la pérennité, la stabilité, en ces temps de changements permanents à un rythme de plus en plus accéléré. Et si l'on avait raté le coche d'une monarchie constitutionnelle?

Succès d'audience, tirages exceptionnels… L'intérêt que manifestent les Français à l'égard des cérémonies organisées outre-Manche à l'occasion des funérailles d'Elisabeth II et de l'avènement de Charles III serait la marque d'une nostalgie pour la monarchie. D'une "envie de prince", comme disait Charles de Gaulle, d'un chagrin jamais apaisé depuis la mort de Louis XVI. Notons au passage que la France n'a pas l'apanage de cet engouement. Un peu partout dans le monde, on est fasciné par les décors, les costumes, l'étiquette, un cérémonial totalement suranné, mais délicieusement raffiné.

Une plongée dans un autre monde, entre Game of Thrones et Downton Abbey. Au-delà du faste, ce qui fascine également avec la monarchie britannique, c'est la pérennité, la stabilité, en ces temps de changements permanents à un rythme de plus en plus accéléré, où les gouvernements passent, mais aussi les entreprises, les marques, les objets quotidiens, les modes. Durant soixante-dix ans, la reine a porté les mêmes chapeaux, les mêmes manteaux, les mêmes sacs à main, a reçu les Premiers ministres dans le même décor, à la même heure… C'est rassurant, apaisant, comme le grenier d'une maison de famille. Mais ces événements ont un retentissement particulier en France, ils provoquent une sorte d'introspection non avouée: et si l'on n'avait pas guillotiné le roi?

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À la recherche de l'équilibre des pouvoirs

Et si l'on avait raté le coche d'une monarchie constitutionnelle? Car ce qui manque en France, c'est une forme d'immanence (aux Etats-Unis, Dieu et la bible jouent ce rôle). Certes, la Ve République a souvent été qualifiée de monarchie républicaine, car elle a doté le chef de l'Etat de pouvoirs considérables, tout en instaurant un apparat censé rappeler les rites royaux, comme le collier de grand maître de la légion d'honneur qui fait office de couronne. Mais ce simulacre ne reprend pas la fonction principale du roi, ou de la reine, dans une monarchie constitutionnelle: la présence [...]

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