Cybergun: 'recentrage sur l'activité historique'.

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(CercleFinance.com) - Jérôme Marsac, fondateur et Président du conseil d'administration de Cybergun (Paris: FR0004031839 - actualité) , répond aux questions de Cercle Finance sur les perspectives du groupe spécialisé dans la conception et la distribution de répliques d'armes factices destinées aux amateurs de jeux vidéo, de tir sportif ou de plein air, et aux collectionneurs, après la publication, mi-décembre, des résultats semestriels de l'exercice 2012/2013 clos le 31 mars prochain.

Cercle Finance: Comment expliquez-vous le repli des résultats sur les six premiers mois de l'exercice 2012/2013 et comment comptez-vous redresser la barre?

Jérôme Marsac: Les résultats semestriels ont été négativement impactés sur la période par la branche jeux vidéo, représentant une faible part du chiffre d'affaires mais l'essentiel des pertes.

En revanche, nous enregistrons un rebond séquentiel de nos marges entre le second semestre 2011 et le premier semestre 2012, signe que les mesures de redressement commencent progressivement à porter leurs fruits.

Ainsi, Cybergun a enregistré une perte nette part du groupe de 5,3 millions d'euros au premier semestre 2012/2013, contre un bénéfice d'un million d'euros l'année précédente.

La perte opérationnelle courante atteint 2,8 millions d'euros sur la période, contre un résultat positif de 3,3 millions d'euros au premier semestre 2011/2012.

L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) s'élève à 2,1 millions d'euros, contre 4,1 millions d'euros un an plus tôt.

Le (Paris: FR0000072399 - actualité) chiffre d'affaires du premier semestre 2012/2013 a reculé de 13%, à 36,4 millions d'euros, pénalisé par un effet de base défavorable, avec une année 2011 particulièrement exceptionnelle sur le plan commercial.

Le secteur du tir de loisir, coeur de métier historique du groupe, reste rentable sur ce semestre, avec un Ebitda de deux millions d'euros et un résultat opérationnel courant de 0,2 million d'euros, malgré quelques provisions non-récurrentes.

L'activité jeux vidéo enregistre une perte opérationnelle courante de trois millions d'euros, intégrant une dépréciation de 3,1 millions d'euros de la valeur des actifs. Cette dépréciation tient compte de l'arrêt du cofinancement des derniers jeux en portefeuille et des revenus limités attendus sur les jeux en cours de commercialisation.

Dans le but de retrouver un niveau de rentabilité satisfaisant, le groupe va opérer un recentrage sur l'activité historique du tir de loisir et poursuivre son programme d'adaptation de l'entreprise au nouveau contexte économique.

Nous n'envisageons pas d'investissements en jeux vidéo, mais plutôt de tirer le bénéfice des marques créées en jeux vidéo dans notre coeur de métier.

CF: Quelles sont les priorités du groupe pour les mois qui viennent?

JM: Clairement, la priorité sera donnée à la rentabilité qui donne des signes d'amélioration, au regard de l'accélération de la marge d'Ebitda en séquentiel.

En terme de développement commercial, nous souhaitons renforcer notre présence dans les pays émergents où se situe l'essentiel de la croissance et nous concentrerons nos efforts sur le développement de notre nouveau concept d'espace de jeu dédié aux tirs de loisir, baptisé 'Softair Battle Zone', dans un format de franchise, c'est-à-dire apporter un concept unique à un investisseur/entrepreneur indépendant.

Pour l'heure, deux espaces de ce type ont ouvert leurs portes, l'un en France à Sens dans l'Yonne, et l'autre en Italie.

Les Softair Battle Zone répondent à un cahier des charges strict rédigé par Cybergun (infrastructures, équipements IT, charte graphique, etc) sur le modèle des franchises.

Les propriétaires de ces centres de loisir doivent également s'approvisionner prioritairement auprès du groupe, que ce soit pour les espaces de jeu ou pour la boutique. Il s'agit donc d'un nouveau canal de promotion et de commercialisation de nos produits.

Cybergun est actuellement en discussion pour ouvrir de nouveaux Softair Battle Zone dans d'autres villes en Europe.

Enfin, le groupe n'envisage aucune opération de croissance externe au cours des prochaines années.

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