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Les cyberattaques contre les hôpitaux continuent malgré la pandémie de coronavirus

Fabrice Auclert, Journaliste
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Les cyberattaques contre les hôpitaux continuent malgré la pandémie de coronavirus

Une application, un logiciel, un serveur… et désormais des hôpitaux. En ce temps de crise mondiale, où chaque vie compte, des pirates sans scrupules profitent de l’épidémie de coronavirus pour s’attaquer aux hôpitaux. Ce lundi, c’est L’Express qui annonce que l'assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a subi une cyberattaque dimanche 22 mars, en fin de matinée.

Attention, le coronavirus peut aussi cacher un dangereux virus informatique !

Selon nos confrères, il s’agissait d’une attaque très classique par déni de service (DDos) pour saturer les serveurs. Sur LCI, l’AP-HP confirme l’attaque mais précise qu’elle ne visait pas les serveurs mêmes des établissements, mais plutôt les services gérés par un prestataire, comme un hébergeur. En l’occurrence, ce dernier a identifié les adresses IP étrangères et ainsi coupé les accès pour soulager les serveurs. « L’attaque qui a duré une heure a été gérée par le prestataire de l’AP-HP et n’a jamais atteint ses infrastructures » assure-t-on, précisant que les e-mails, la visio-conférence et l’accès à des applications avaient été suspendus le temps de l’intervention.

Ralentir ou paralyser le fonctionnement plutôt que de voler des données

Les hôpitaux de Paris ne sont pas les seuls à subir des attaques depuis quelques semaines. Mi-mars, c’était un établissement à Brno en Tchéquie, spécialisé dans les tests du coronavirus, et la semaine dernière, c’est le département américain de la Santé qui subissait aussi des attaques semblables à celles qui a touché à l’AP-HP. À chaque fois, les pirates attaquent depuis l’étranger, et selon Le Journal de Québec, des pays comme la Russie ainsi que des groupes criminels organisés tentent de tirer profit de la pandémie pour déstabiliser les plans d’urgence sanitaire.

Cette fois, il ne s’agit pas de subtiliser des données privées, comme des e-mails ou des dossiers de patients, comme ce fut le cas dans le passé, mais bien de paralyser le fonctionnement des hôpitaux. En novembre dernier, c’est le

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