La bourse est fermée

Crosscall, la marque de mobiles outdoor, se renforce dans le BtoB

latribune.fr

Comme (très) souvent, l'innovation prend naissance dans les manques identifiés sur le terrain. C'est exactement la genèse de Crosscall. Face à l'impossibilité de trouver un mobile suffisamment résistant pour faire face à ses activités de sportif comme de cadre du bâtiment, Cyril Vidal va s'engouffrer dans l'aventure entreprenariale. En 2009, Crossall naît de ce besoin et il faudra 3 ans pour que le premier mobile "durci", baptisé astucieusement Shark, voit le jour.

De l'appétit, Crosscall en a. Mais l'entreprise a surtout une stratégie - mieux, une vision - qui est de poser les jalons avant de foncer tout schuss. Prendre le temps d'imaginer un produit mais surtout prendre l'exact opposé du positionnement des marques internationales à la pomme ou pas, qui parient tout sur l'obsolescence programmée.

Crosscall c'est donc des mobiles résistants et étanches - avec une coque en matériaux composites pour une dureté qui permet la résistance aux chocs - une plaque en magnésium pour la rigidité du téléphone, un joint polymère et des capuchons en élastomère pour l'étanchéité des faces avant et arrière et des connecteurs...

Crosscall c'est aussi des mobiles à la durée de vie bien plus longue que la moyenne : 39 mois contre 15 à 16 mois. Et c'est tout cela qui fait la plus-value de la marque.

Philosophie différente

C'est d'abord avec Décathlon que Crosscall se met sur le marché, dès 2010, "ce qui a conforté notre position sur le sport", explique Cyril Vidal. Ensuite, ce sera avec Point P, ce qui conforte, là, "le positionnement professionnel". Viennent ensuite les signatures avec les opérateurs français. Et c'est en 2016 que Crosscall prend réellement son envol.

Aujourd'hui, la marque représente 4 % du marché global et 12 % du marché de l'entreprise. Car c'est bien vers ce segment BtoB que la PME se dirige. Encouragée notamment par le gain du marché lancé par la SNCF pour

(...) Lire la suite sur La Tribune.fr