La bourse est fermée
  • Dow Jones

    32 223,42
    +26,76 (+0,08 %)
     
  • Nasdaq

    11 662,79
    -142,21 (-1,20 %)
     
  • Nikkei 225

    26 547,05
    +119,40 (+0,45 %)
     
  • EUR/USD

    1,0435
    +0,0018 (+0,18 %)
     
  • HANG SENG

    19 950,21
    +51,44 (+0,26 %)
     
  • BTC-EUR

    28 863,16
    -1 054,38 (-3,52 %)
     
  • CMC Crypto 200

    667,04
    +424,36 (+174,87 %)
     
  • S&P 500

    4 008,01
    -15,88 (-0,39 %)
     

Les crises fédèrent les Vingt-Sept

Les plans adoptés après la crise de l'euro et la pandémie ont permis à l'Europe des avancées majeures. Idem avec la guerre en Ukraine, malgré les réserves de l'Allemagne.

Comme d'autres organisations, l'Union européenne avance par à-coups au gré des crises. Dans la période récente, ce fut le cas à trois reprises: lors de la crise de l'euro, de la pandémie et de l'attaque de l'Ukraine. En juillet 2012, le président de la Banque centrale européenne (BCE) était Mario Draghi, avec son "whatever it takes". Cet engagement pour sauver "quoi qu'il en coûte" l'euro en venant au secours de pays en situation d'insolvabilité est une étape décisive de la construction de l'Europe. Imagine-t-on dans quel état serait, par exemple, le marché de la dette italienne sans cette forme de garantie…

Puis vint le plan Next Generation EU, mis au point par la Commission en 2020 pour relancer l'économie après le trou d'air lié aux conséquences de . Pour la première fois, les Etats membres ont emprunté en commun, pour ensuite redistribuer cet argent à ceux qui étaient le plus en difficulté. En schématisant, on dira que l'Allemagne a accepté de payer pour l'Italie et l'Espagne (voir graphique). Après la garantie de la BCE, ce principe de solidarité est une deuxième révolution, il s'agit d'un bond considérable vers le fédéralisme.

Des désaccords avec l'Allemagne

Reste la troisième crise, celle qu'a ouverte la Russie de en attaquant l'Ukraine. Là aussi, même si la situation n'est pas stabilisée, des avancées majeures ont été réalisées avec la volonté affichée de mutualiser et l'objectif commun de dépenses militaires à 2% du PIB. Deux secteurs importants sur lesquels la construction européenne était en panne depuis des décennies et qui n'étaient pas éligibles au plan de relance. Pour les Allemands, sous dépendance du gaz russe et en net retard concernant les investissements de sécurité et de défense, il s'agit encore d'un tournant. Mais la partie n'est pas gagnée. Berlin n'est a priori guère favorable à un nouveau plan de relance ciblé sur ces thématiques. Pire, le gouvernement allemand, sitôt annoncé l'accroissement de son budget de défense, a commandé des avions [...]

Lire la suite sur challenges.fr

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles