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Avec la crise sanitaire, "il faut tirer les leçons de notre dépendance à l’étranger"

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Avec la crise sanitaire, "il faut tirer les leçons de notre dépendance à l’étranger"

Président de la Fédération des Industries des Equipements pour les Véhicules (FIEV), qui regroupe 120 adhérents employant 71.000 salariés, Claude Cham travaille avec ses équipes pour aider les PME et ETI du secteur automobile. La FIEV a suspendu son appel à cotisations pour cette année, soit l’équivalent de plusieurs millions d’euros. Mais il appelle aussi à une réflexion de plus long terme, des industriels comme des pouvoirs publics, pour se prémunir face aux prochaines crises mondiales.

Comment vos adhérents traversent-ils cette crise?

Claude Cham - 70% des entreprises sont à l’arrêt ou en chômage partiel. Quelques usines fonctionnent encore partiellement, pour alimenter l’après-vente ou livrer les usines de Slovénie, de Tchéquie, qui fonctionnent encore. Et aussi les usines chinoises qui repartent. Mais les plus petites souffrent clairement plus que les grosses, car ces entreprises n’ont pas forcément les ressources financières ou la trésorerie nécessaire. Nous les aidons dans les diverses démarches de reports d’échéances. A date, un seul de nos adhérents est dans un processus de liquidation.

Les banques soutiennent-elles les entreprises les plus fragiles du secteur?

Cela fut un peu dur au démarrage, mais les banques sont depuis aux côtés des entreprises. Le système de relais de prêts fonctionnent bien, nous n’avons pas de difficultés majeures. Notre inquiétude porte plutôt sur les assureurs, car le concept de cas...

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