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Crise de l’énergie: Les bouchers et charcutiers appellent le gouvernement à l'aide

JEFF PACHOUD / AFP

REPORTAGE - Les bouchers, charcutiers et traiteurs se sont rassemblés ce mardi 29 novembre à Paris, près de l’Assemblée nationale, pour alerter le gouvernement sur leur situation économique face à l’augmentation des prix de l’énergie.

Une mobilisation "historique". Les représentants du secteur de la boucherie ne s’étaient pas réunis pour manifester depuis "20 ans", selon la Confédération Française de la Boucherie-Charcuterie (CFBCT). À la suite d’une assemblée générale organisée par l’organisme, les présidents des 99 syndicats départementaux du métier ont appelé à manifester ce mardi 29 novembre pour interpeller le gouvernement sur leurs difficultés financières liées à la crise énergétique. "Il y a une véritable angoisse chez les chefs d’entreprise. Certains nous rapportent une hausse de leurs factures allant jusqu’à +8%", lance Patrick Gimonet directeur général de la CFBCT.

"Si on ne fait rien, je vais devoir me séparer de 2 collaborateurs"

Au total, environ 300 artisans bouchers/charcutiers ont répondu à l’appel. Parmi eux, quelques professionnels sont venus manifester pour soutenir leurs collègues non-éligibles au bouclier tarifaire, craignant ainsi de voir leurs factures exploser en 2023. D’autres voient toutefois déjà cette crise énergétique impacter leur entreprise. "Au mois de novembre 2021, ma facture était de 800 euros. On a atteint sur ce même mois, en 2022, 1.700 euros. On n’a pas le choix de rogner sur notre marge", nous explique, facture à la main, Guillaume Corduan, dirigeant d’une boucherie-charcuterie à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). "Si on ne fait rien, j’ai deux solutions qui s’offrent à moi: soit j’augmente les prix de mes produits mais les clients seront-ils au rendez-vous? Soit je vais me séparer de collaborateurs", complète Jean-Charles Illand, dirigeant d'une boucherie à Eaubonne (Val-d'Oise).

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Une situation d’autant plus compliquée pour ce secteur - qui représente près de 11.000 entreprises en France – puisque les bouchers et charcutiers doivent en parallèle faire face à une hausse des prix de leurs matières premières: +12.4% en un an sur la viande, selon l'Insee (+12,4% sur le boeuf et le veau, +10,[...]

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