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Crise du coronavirus : le plan que Christine Lagarde doit suivre pour sauver l'économie

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Le 3 mars dernier, la Réserve fédérale des États-Unis intervenait face à la crise du Covid-19 en baissant ses taux directeurs de 50 points de base, faisant passer le coût de l’emprunt de 1.75 à 1.25% aux États-Unis. Si cette intervention a pu permettre aux places financières mondiales de reprendre leur souffle avant la forte baisse des marchés du nouveau lundi noir - le 9 mars - le doute s’est installé. Les banques centrales sont-elles en mesure d’adresser une réponse à la crise à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui ? Ces banques centrales, accusées de tous les maux depuis la crise de 2008 ne sont-elles pas à bout de souffle comme il est courant de l’entendre ? L’attente entourant la conférence de presse de Christine Lagarde, ce 12 mars, est-elle vaine ?

Un choc économique venu de Chine

Répondre à ces questions nécessite d’essayer de qualifier - au mieux - la crise à laquelle nous sommes confrontés. Dès le mois de janvier, les premières perturbations économiques de la crise sanitaire ont pris place en Chine, berceau de 30% de la production des biens mondiaux, installant progressivement ce qui est appelé par les économistes un choc d’offre. La fermeture des sites de production chinois, dont dépendent 56.000 multinationales, a été la première étape de la rupture des chaînes de production à laquelle est venue s’ajouter la paralysie de chauffeurs routiers du pays, priés de rester chez eux, et le blocage des ports. Les produits et les biens intermédiaires chinois n’arrivent plus en Occident. Face à un tel phénomène, les banques centrales ne servent à rien. Mais cette crise de l’offre n’est que la partie émergée de l’iceberg.



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