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Crise au Liban : "Il faut abolir le confessionnalisme politique"

·2 min de lecture

Peu de Libanais sont descendus dans les rues samedi pour marquer les deux ans du soulèvement populaire contre la corruption des élites. Une faible mobilisation qui traduit "la déception des Libanais" face à une crise socio-économique qui ne cesse de s'aggraver, selon Rim Haidar, membre du parti Bloc national, interviewée sur France 24.

Deux ans après la mobilisation historique au Liban rassemblant des citoyens de toutes confessions pour réclamer le départ d'une classe politique corrompue, les Libanais dressent un bilan amer de l'évolution de leur pays. À Beyrouth, dimanche 17 octobre, peu de citoyens se sont mobilisés pour marquer cet anniversaire, alors que le pays du Cèdre s'enfonce, chaque jour un peu plus, dans une crise sans fin.

"Je suis déçue par cette mobilisation faible, mais c'est compréhensible", commente Rim Haidar, 24 ans, membre de Bloc national, parti laïc qui revendique la souveraineté libanaise et la justice sociale. "Tous mes amis sont en train d'émigrer, de quitter le pays et cela me rend très triste. Nous n'avons pas les infrastructures nécessaires pour vivre dignement au Liban", explique la jeune femme, qui décrit la vie des citoyens comme un enfer. "À une heure du matin, l'électricité est coupée, il y a des moustiques, on ne peut pas dormir. On veut aller au travail, il n'y a pas d'essence, l'essence coûte très cher, les taxis aussi. Au travail, à la maison, on a des pannes d'électricité..."

À quelques mois des élections, la jeune femme appelle au départ de la classe dirigeante actuelle qu'elle juge incapable de mettre en place des réformes : "Il faut abolir progressivement le confessionnalisme politique et avoir des gens compétents au pouvoir". Si la vie est difficile au Liban, Rim Haidar s'estime chanceuse d'avoir encore un travail et continue de croire à un avenir politique meilleur. Pour autant, si l'occasion se présente, la jeune femme l'affirme sans détour, elle serait prête à quitter son pays.

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