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"Si la crise énergétique peut retarder notre réindustrialisation, le sens de l'histoire ne changera pas"

INTERVIEW - Pour Olivier Lluansi, associé chez PWC et ex-conseiller de François Hollande, la crise de l'énergie ne va pas fondamentalement modifier la trajectoire de réindustrialisation de la France. Passage en revue des recettes pour démultiplier les usines sur le territoire.

Challenges - La crise de l’énergie ne va-t-elle pas balayer brutalement tous les efforts de réindustrialisation de ces dernières années?

Ollivier Lluansi - C’est un risque, c’est vrai. Pour l’industrie, il existe plusieurs scénarios de sortie de crise. Difficile de dire lequel s’imposera. Dans un cas, notre industrie passe la crise énergétique et poursuit sa renaissance. Dans d’autres, elle est durement touchée, et par exemple elle se concentre encore plus sur les produits haut de gamme, plus chers et donc plus à même d’absorber les hausses de l’électricité et du gaz. C’est ce qu’a fait l’industrie automobile au début 2022 lorsque les puces électroniques sont devenues rares et chères. Les productions de base, dont beaucoup sont déjà limitées comme le verre, l’acier, l’aluminium, seraient alors encore plus importées qu’aujourd’hui.

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Cependant, si un tel phénomène est susceptible de retarder notre réindustrialisation, le sens de l’histoire ne changera pas. Notre industrie est désormais destinée à se transformer profondément, pour répondre aux exigences environnementales, sociales, à la question de la sécurité d’approvisionnement, bref à la demande du marché. Cette demande du marché est clef. Elle tire ce mouvement et elle évolue très vite. Cela va conduire à reconcevoir, à réinventer la quasi-totalité des objets de notre quotidien, pour qu'ils soient moins gourmands en énergie, davantage en matériaux recyclés. C’est ce mouvement que nous appelons dans notre ouvrage "renaissance industrielle"(1), et il va s’accélérer avec la crise.

Olivier Lluansi, associé chez PwC, spécialiste de l\'industrie Crédit : Yves Forestier Alkama photo
Olivier Lluansi, associé chez PwC, spécialiste de l\'industrie Crédit : Yves Forestier Alkama photo

Olivier Lluansi, associé chez PWC.

Autre risque toutefois: la volonté de réindustrialisation ne va-t-elle pas se trouver reléguée loin derrière les préoccupations de pouvoir d’achat?

J’inverserais la problématique. L’industrie est une partie de la réponse aux questions de pouvoir d’achat. Dans ce secteur, les rémunérations sont de l’ordre de 20% supérieures à celles que peuvent offrir les services. Et aujourd’hui de très nombreu[...]

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