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Crise énergétique: MidCat, ce projet de gazoduc espagnol dont la France ne veut pas

JOHANNA GERON

Avec sa résolution contre la hausse des prix de l'énergie votée le 5 octobre, le Parlement européen a remis sur la table le projet de connexion transfrontalière du gazoduc MidCat entre la France et l'Espagne. En pleine crise énergétique, la péninsule ibérique juge le projet essentiel pour acheminer le gaz du sud vers le nord de l’Europe. L'Hexagone y voit une infrastructure superflue.

Cela fait plus de dix ans que Madrid défend avec passion le projet de connecter les réseaux gaziers français et espagnol via MidCat (Midi-Pyrénées - Catalogne), un gazoduc de 260 kilomètres reliant Hostalric, au nord de Barcelone, à Barbaira, près de Carcassonne. L’objectif: acheminer le gaz algérien et aussi faire profiter le nord de l’Europe des importantes capacités de regazéification de gaz naturel liquéfié (GNL) de la péninsule ibérique. Et même, à terme, utiliser ce tuyau pour faire circuler du futur hydrogène vert. Sauf que le gazoduc, déjà largement prêt du côté espagnol, s’arrête pour l’instant avant la barrière des Pyrénées.

La guerre en Ukraine a changé la donne

C’est un vieux sujet de discorde. Le dossier, inscrit un temps sur la liste des infrastructures stratégiques par l’Union européenne, a été abandonné en 2019 faute d’intérêt côté français, arguant à l’époque d’une rentabilité incertaine. Mais la guerre en Ukraine a changé la donne et le gouvernement de Pedro Sánchez peut compter sur l’appui de Bruxelles et surtout de Berlin, à la recherche d’alternatives au gaz russe, et sur le soutien de Lisbonne.

Ce mercredi 5 octobre avec leur résolution pour faire face aux prix de l'énergie, les eurodéputés ont rouvert une brèche dans le dossier. Et pour cause, un des axes développés est justement la relance de projets d'interconnexions, tel que le gazoduc MidCat.

Lire aussiGaz, blé, nucléaire : les trois enjeux stratégiques du conflit ukrainien expliqués en graphique

Avec ses sept installations de traitement du GNL arrivé dans ses ports via des navires méthaniers, l’Espagne héberge à elle seule 34% de la capacité de regazéification et 45% de la capacité de stockage de l’Union européenne. De quoi jouer un rôle clé dans le nouveau paysage énergétique européen… s’il y avait un gazoduc pour passer les Pyrénées.

Pourquoi Paris n'est pas convaincu

Selon Madrid, le tuyau peut arriver en huit à neuf mois au Perthus, avec un coût estimé entre 600 et 700 millions d’eu[...]

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