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Crise économique : le spectre de 2009, voire de 1929

La pandémie de coronavirus, qui touche désormais la planète entière, va provoquer «une récession au moins aussi grave que celle observée durant la crise financière mondiale [de 2009] sinon pire».

Kristalina Georgieva, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a diffusé ce message en forme d’avertissement aux responsables du G20 lors d’une visioconférence, le 23 mars dernier.

Et cette mise en garde fait écho à celle de Christine Lagarde, sa prédécesseure au FMI et aujourd’hui à la tête de la Banque centrale européenne (BCE), qui s’attend de son côté à une contraction «considérable» de l’activité dans la zone euro.

Récession prononcée au premier semestre

De fait, avec plus de 3 milliards de personnes en confinement dans une cinquantaine de pays ou territoires à travers le monde, dont l’Inde et le Royaume-Uni désormais, et des économies industrialisées à l’arrêt ou au ralenti, il paraît difficile d’échapper à une récession, à savoir une baisse du produit intérieur brut (PIB) durant au moins deux trimestres consécutifs.

Selon Euler Hermes, chaque trimestre de perturbation de l’activité internationale coûtera au commerce mondial 722 milliards de dollars, principalement du fait des mesures de confinement et des restrictions frontalières mises en place par l’Union européenne et les États-Unis.

Mais cette contraction de l’activité sera-t-elle équivalente à celle de 2009, année qui a suivi l’éclatement de la crise financière ? À cette époque, le PIB mondial avait baissé de 0,6%, selon les données du FMI, mais surtout de 3,2% pour les économies avancées et de 4,1% pour les pays de la zone euro. «Nous anticipons désormais une contraction de 3,5% de l’économie mondiale cette année, prévoit Keith Wade, chef économiste chez Schroders.

Cette prévision intègre une récession prononcée au premier semestre qui, Cliquez ici pour lire la suite