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Crise énergétique: désaccord franco-allemand, le clash entre Roux de Bézieux et un ex-ministre de Merkel

AFP/Archives - Eric PIERMONT

Lors d’une réunion organisée par le Medef, Geoffroy Roux de Bézieux a critiqué les choix énergétiques allemands. Peter Altmaier, ex-ministre de Merkel a répliqué en pointant les lacunes du parc nucléaire français.

C'est un échange courtois sur la forme mais vif sur le fond, qui illustre les difficultés à avancer vers une solution franco-allemande dans la crise de l'énergie. Lors des Rencontres des entrepreneurs de France (REF) organisées par le Medef, ce mardi 6 décembre, Geoffroy Roux de Bézieux, président de l'organisation patronale, a réitéré ses critiques à l'encontre du plan organisé outre-Rhin pour passer la crise: 200 milliards d'euros déversés pour aider les ménages mais aussi les entreprises, annoncés en octobre. "On a assez mal pris ce plan qui signifiait clairement 'Je protège mes entreprises et les autres on verra'."

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Surtout, le patron des patrons français a pointé dans son intervention liminaire la responsabilité de Berlin dans la crise énergétique actuelle: "L'Allemagne a pris le tournant d'arrêter le nucléaire et de se tourner massivement vers le gaz russe. Ce qui a mis grandement l'Europe en difficulté." Avant de reconnaître qu'il était sans doute facile après coup de pointer sur ce sujet "la responsabilité de telle ou telle chancelière"… Suivez son regard.

Les centrales nucléaires françaises accusées

Or Peter Altmaier, qui fût le dernier ministre de l'Économie et des Energies d'Angela Merkel, se trouvait être l'intervenant suivant, à distance, dans cette rencontre. "Oui je suis prêt à avouer que nous avons décidé de tourner la page du nucléaire après Fukushima, a expliqué l'ancien élu de la CDU. Il y avait eu pour cela un large débat en Allemagne. Et la population, les employeurs comme les syndicats souhaitaient tous cela. Au Bundestag, la majorité en faveur de cette décision a atteint les 80%."

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Après cette mise au point, il s'empresse de tacler: "Je ne me souviens pas qu'un tel débat ait été mené par nos voisins européens." Et de porter la touche finale dans sa contre-attaque: si les Allemands ont trop parié sur le g[...]

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