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Crime de guerre, désaccord entre Zelensky et Macron: la situation au 79e jour de guerre en Ukraine

Un blindé ukrainien près de la ligne de front dans le district d'Izioum en Ukraine, le 18 avril 2022
 - Anatolii Stepanov © 2019 AFP
Un blindé ukrainien près de la ligne de front dans le district d'Izioum en Ukraine, le 18 avril 2022 - Anatolii Stepanov © 2019 AFP

Ils sont plusieurs dizaines, peut-être même des centaines. Le nombre précis de soldats ukrainiens blessés se trouvant toujours à Marioupol, au niveau de l'aciérie d'Azovstal, dernière poche de résistance, est impossible à déterminer. Mais face à la détresse de ces militaires encerclés par l'armée russe, Kiev a commencé des "pourparlers difficiles" avec Moscou pour l'évacuation de 38 soldats, grièvement blessés. Retour sur cette nouvelle journée de guerre en Ukraine.

• Première comparution pour crimes de guerre

Un soldat russe accusé d'avoir tué un civil au cours de l'invasion de l'Ukraine par Moscou a comparu ce vendredi devant un tribunal à Kiev pour une audience préliminaire. L'accusé, 21 ans, est arrivé menotté, le crâne rasé, au petit tribunal du district Solomiansky de Kiev dans un survêtement gris, selon des images diffusées par la télévision ukrainienne.

Le militaire est accusé d'avoir tiré avec une kalachnikov depuis la fenêtre d'une voiture dans laquelle il circulait, abattant un civil de 62 ans qui n'était pas armé. Selon le parquet ukrainien, le soldat russe se déplaçait avec quatre autres militaires après l'attaque de leur convoi le 28 février. La date de son procès a été fixée au 18 mai, au même tribunal, a précisé le parquet. Il encourt la prison à perpétuité pour crime de guerre et meurtre avec préméditation.

Dans le même temps, le ministère russe de la Défense a déclaré que l'armée russe avait tiré des missiles mer-sol et air-sol sur une raffinerie de pétrole dans la région de Poltava, ainsi que sur des dépôts de carburant.

Selon le ministère britannique de la Défense, la Russie fait des "efforts significatifs" dans les régions d'Izioum et de Severodonetsk pour effectuer une percée vers Kramatorsk, la grande ville de la partie du Donbass sous contrôle ukrainien. Un responsable ukrainien, le gouverneur régional Serguiï Gaïdaï, a affirmé que les Russes avaient détruit le pont sur la Borova, une rivière entre Severodonetsk et Roubijné, deux localités dont ils essayent de prendre le contrôle.

• Les épouses de soldats d'Azovtsal affirment que l'usine est toujours bombardée

Invitée à témoigner sur BFMTV, l'épouse d'un soldat ukrainien toujours bloqué à Azovstal a assuré que "les Russes bombardent tous les jours l'usine", dernier bastion de la résistance ukrainienne de Marioupol.

"Il y a beaucoup de blessés graves. Ils sont proches de la mort s'ils ne sont pas évacués", poursuit Kateryne Prokopenko sur notre antenne. "Car, dans ces conditions, une blessure devient mortelle..." 876450610001_6306064116112

"Les militaires bloqués dans l'usine d'Azovstal pourraient bientôt manquer d'eau", a affirme Yulia Fedosluk, également interrogée sur le plateau de BFMTV, "mon mari m'a dit qu'il pouvait mourir dans les 24 à 48h s'il n'était pas évacué d'Azovstal".

• Désaccord entre Zelensky et Macron

Emmanuel Macron essaye "en vain" de dialoguer avec son homologue russe Vladimir Poutine, a estimé le président ukrainien Volodymyr Zelensky, jugeant "pas correct" que le président français soit prêt, selon lui, à "faire des concessions diplomatiques" à la Russie.

Il a jugé cette démarche "pas très correcte" pour, à ses yeux, permettre à Vladimir Poutine de "sauver la face", au moment où les Russes tentent toujours de prendre le contrôle du sud et de l'est de l'Ukraine. Le président ukrainien a par ailleurs estimé que "le temps de se mettre autour d'une table avec la Russie est terminé". "Ce n'est plus possible", a-t-il lâché.

"Le président de la République n'a jamais rien discuté avec Vladimir Poutine sans l'accord du président Zelensky. Il a toujours dit que c'était aux Ukrainiens de décider des termes de leur négociation avec les Russes", s'est défendu de son côté l'Elysée vendredi.

• "Très forte unité" du G7 pour soutenir l'Ukraine

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a souligné la "très forte unité" du G7 pour soutenir l'Ukraine "jusqu'à la victoire" à l'occasion d'une réunion du G7 dans le nord de l'Allemagne.

Plus tôt, son homologue britannique Liz Truss a plaidé pour que "plus d'armes" soient livrées à l'Ukraine face à la Russie contre laquelle elle a également exigé de nouvelles sanctions pour maintenir la pression sur Poutine.

Les chefs de la diplomatie du G7, réunis jusqu'à samedi ont invité leurs homologues ukrainien et moldave à participer à leurs discussions. "Cela s'inscrit dans une très forte unité des membres du G7 pour continuer dans la durée à soutenir le combat de l'Ukraine pour sa souveraineté, jusqu'à la victoire", a déclaré Le Drian.

• L'adhésion de la Finlande et de la Suède à l'Otan menacée par la Turquie

Ankara s'immisce dans les projets d'adhésion à l'Alliance atlantique. Alors que la Finlande et la Suède font part de leur intention de rejoindre l'Otan alors que le conflit russo-ukrainien se poursuit, la Turquie fait part de son opposition à ce projet.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a jugé que celle-ci serait une "erreur" comme celle que fut l'adhésion de la Grèce au Traité de l'Alliance atlantique. Le chef de l'Etat a expliqué devant la presse qu'il ne "veut pas voir se répéter la même erreur que celle commise lors de l'adhésion de la Grèce", accusant Stochkholm et Helsinki "d'héberger des terroristes du PKK", le Parti des Travailleurs du Kurdistan. "Nous n'avons pas un avis positif", a-t-insisté.

Article original publié sur BFMTV.com

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