Crash du Rio-Paris: nouveau procès en vue pour Airbus et Air France

Michel Euler/AP/SIPA

Le parquet général de Paris a annoncé ce jeudi 27 avril faire appel du jugement de relaxe du constructeur Airbus et de la compagnie aérienne Air France dans l'affaire du crash du Rio-Paris, qui avait fait 228 morts en juin 2009.

La relaxe pour Airbus et Air France, qui comparaissaient pour homicides involontaires. Prononcée le 17 avril par le tribunal correctionnel de Paris, cette décision avait suscité "l'écœurement" des proches des victimes du crash du Rio-Paris, l'accident le plus meurtrier de l'histoire des compagnies françaises. Le tribunal avait jugé que si des "fautes" avaient été commises, "aucun lien de causalité certain" avec l'accident, qui avait fait 228 morts en juin 2009, n'avait "pu être démontré".

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Une décision en accord avec la réquisition du parquet du tribunal judiciaire de Paris. Lors du procès, qui s'était déroulé du 10 octobre au 8 décembre, celui-ci avait requis la relaxe des deux entreprises, estimant que leur culpabilité était "impossible à démontrer".

"La détermination des familles sera encore plus grande"

Mais l'histoire judiciaire de ce procès n'est pas terminée. Le parquet général de Paris a annoncé ce jeudi 27 avril faire appel du jugement. En interjetant appel de cette relaxe, mercredi, le parquet général près la cour d'appel de Paris entend donner "leur plein effet aux voies de recours prévues par la loi" et "soumettre l'affaire à un second degré de juridiction", indique-t-il dans un communiqué.

"C'est un immense soulagement", a réagi auprès de l'AFP Alain Jakubowicz, avocat d'une quarantaine de victimes et de l'association de familles Entraide et Solidarité, soulignant une "décision très rare". "Il va y avoir un nouveau procès, et la détermination des familles sera encore plus grande. Cela nous laisse beaucoup d'espoir", a encore déclaré l'avocat.

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Contacté, Me Simon Ndiaye, avocat d'Airbus, n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat. De son côté, Me François Saint-Pierre, avocat d'Air France, n'était pas joignable dans l'immédiat.

(avec AFP)

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