La bourse est fermée

Crédit immobilier : pourquoi les banques serrent la vis

C’est à ne plus rien y comprendre. Il y a un mois, le très austère Haut comité pour la stabilité financière, présidé par le ministre de l’économie lui-même, dresse le constat que les banques se sont laissées aller à distribuer des crédits immobiliers en relâchant leurs exigences prudentielles et leur enjoint de se reprendre. Sont pointées plusieurs imprudences au yeux de l’institution : un rallongement dangereux de la durée des emprunts, jusqu’à 35 ans, la diminution de l’apport personnel passé en quelques exercices de 25 à 14%, ou encore le taux d’effort, dépassant souvent 30%. Les banques, par leur fédération et pour beaucoup par la voix de leur dirigeant, regimbent et expliquent qu’elles ne sont pas pousse-au-crime et que le Haut comité s’égare. Dans le même temps, des courtiers de premier plan ressentent un durcissement dans le traitement des dossiers. Il se dit même que les accédants à la propriété, à savoir les acquéreurs de résidence principale, ne sont pas les seuls concernés, mais que les investisseurs sont également visés par le renforcement des critères. Enfin, dernier épisode, les banques avouent sans le moindre scrupule, qu’elles appliquent les recommandations du HCSB. Comment interpréter ce changement de pied ? Que s’est-il passé ? Le bon peuple, lecteur de la presse économique ou simplement des quotidiens généralistes, aurait-il été dupé ? Par qui ? Pourquoi ? Décodage.

Il est clair que l’économie française s’accommode depuis près de cinq ans d’une situation à la fois heureuse et singulière : les banques prêtent aisément aux ménages qui veulent acheter de l’immobilier et on sait tous que le diagnostic du Haut comité sur ce qu’il identifie comme des dysfonctionnements est fondé. Les boulons ont fini par se desserrer. On sait également que jusqu’à présent il n’y a pas de casse... Enfin, le sait-on vraiment ? On peut simplement affirmer que le sujet ne n'évoque pas une épidémie, qui atteindrait une cohorte entière d’emprunteur. Au cas par cas, que les banques

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