La bourse est fermée

Crédit immobilier : ces emprunteurs recalés... à cause des taux bas

Avec des taux de crédit immobilier ultra compétitifs, les ménages accèdent plus facilement à la propriété… ou presque. Certains se retrouvent exclus du marché, alors qu’ils sont pourtant solvables. La faute à un taux plafond, au-delà duquel les banques ne prêtent plus.

Des taux toujours aussi canons. En ce début d’année, les crédits immobiliers sur 20 ans - la durée d’emprunt la plus courante - se négocient entre 1% et 1,3%, selon les différents courtiers interrogés par Capital. Des taux d’intérêt, en légère hausse, qui devraient néanmoins continuer à réjouir bon nombre de ménages rêvant de devenir propriétaire. Quelques profils d’investisseurs peuvent toutefois déchanter, car ils se retrouvent désormais mécaniquement exclus du marché. En cause : le système dit des taux d’usure.

Derrière ce terme un peu technique, un système louable. Pour protéger les emprunteurs de contrats aux intérêts trop élevés, la Banque de France instaure un taux plafond, au-dessus duquel les banques ont interdiction de prêter. Pour chaque durée d’emprunt, son calcul est le suivant : la moyenne des taux obtenus sur les trois derniers mois, majorée d’un tiers. Au 1er janvier 2020, les prêts à taux fixes doivent ainsi tous être compris entre 2,51% et 2,61% d’intérêt. Des plafonds en baisse par rapport au dernier trimestre, de 0,15 % en moyenne. Et le problème, c'est que ces plafonds baissent... plus certains dossiers ont aussi du mal à passer auprès des banques.

Parmi les victimes collatérales de ce système supposé protéger les emprunteurs, on retrouve au premier rang les ménages modestes, qui sont à la limite du financement. En effet, ces derniers n'obtiennent généralement pas les meilleurs taux auprès des banques et la légère remontée des barèmes en janvier compliquent encore la donne. De ce fait, les niveaux actuellement très bas des taux d'usure peuvent conduire les banques à retoquer leurs dossiers. D’autres profils bien plus aisés peuvent paradoxalement en subir les conséquences, comme en témoignent ces exemples d'emprunteurs recalés fournis par le courtier Vousfinancer.

Ainsi, une femme de 65 ans, disposant de 1.700 euros par mois (...)

Lire la suite sur Capital

Ce contenu peut également vous intéresser :