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Le Crédit agricole rattrapé par une vieille affaire saoudienne

JOEL SAGET / AFP

EXCLUSIF - La banque française se voit réclamer 8,8 millions d'euros de dommages-intérêts par un de ses anciens cadres, poursuivi, puis disculpé, par la justice saoudienne dans une affaire trouble remontant à 2017.

C'est une vieille affaire que le Crédit agricole ne s'attendait peut-être pas à voir ressurgir. Selon nos informations, Patrice Couvègnes, ancien patron de la société saoudienne Saudi Fransi dont la banque française était actionnaire jusqu’en 2020, a déposé, en juin, deux plaintes, pénale et civile, visant le Crédit agricole à qui il réclame 8,8 millions d’euros de dommages et intérêts. Le dirigeant, qui estime que son ex-employeur ne l’a pas soutenu, avait été brutalement éjecté de son poste en 2017 et poursuivi par la justice saoudienne dans une affaire de prétendus bonus illicites avant que celle-ci ne le disculpe.

Flash-back. Mars 2017. Le Crédit agricole décide de tourner une page de son histoire en mandatant JP Morgan pour céder ses 31% dans Saudi Fransi, cinquième banque saoudienne et l'une de ses plus anciennes participations héritées d'Indosuez en Arabie saoudite. Les autorités locales accueillent fraîchement cette décision et n'hésitent pas à le faire savoir à Patrice Couvègnes, l'homme que la banque française a placé à la tête de Saudi Fransi, en 2011, après une longue carrière en Asie. Mi-septembre, la banque verte cède 16,2% de ses parts dans sa filiale à une société du prince Al-Walid ben Talal, propriétaire notamment de l'hôtel George V à Paris et actionnaire d'AccorHotels. Le 14 novembre 2017, le board de la cinquième banque du pays argue d'un "management inadéquat" et remercie le dirigeant français qui est dans le même temps frappé d'une interdiction de quitter le territoire saoudien.

"Je me retrouvais accusé de tous les maux"

L'épisode est d'autant plus troublant qu'il intervient dix jours après une vaste purge orchestrée par l'homme fort du royaume, le prince héritier Mohammed ben Salmane. Destinée à affermir son pouvoir et à récupérer des fonds, cette opération "anti-corruption" se traduit par l'arrestation de dizaines de princes (dont Al-Walid ben Talal), homme d'affaires ou ministres saoudiens. "Il serait inexact d'affirmer que les déboires de[...]

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