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La CPI ouvre une enquête sur des crimes de guerre présumés dans les Territoires palestiniens

·3 min de lecture

Une enquête sur des soupçons de crimes de guerre commis par les forces israéliennes, le Hamas et des groupes armés palestiniens dans les Territoires palestiniens va être lancée par la Cour pénale internationale (CPI). Israël a qualifié cette annonce de "décision politique", l'Autorité palestinienne a salué une enquête "nécessaire".

La procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a annoncé mercredi 3 mars avoir ouvert une enquête sur des crimes présumés commis dans les Territoires palestiniens occupés. Israël s'était fermement opposé à l'ouverture de possibles enquêtes.

Fatou Bensouda avait précédemment déclaré qu'il y avait un "fondement raisonnable" à croire que des crimes avaient été commis par des membres des forces israéliennes, des autorités israéliennes, du Hamas et des groupes armés palestiniens au cours de la guerre de Gaza de 2014.

"Aujourd'hui, je confirme l'ouverture par le Bureau du procureur de la Cour pénale internationale d'une enquête sur la situation en Palestine", a-t-elle déclaré dans un communiqué. "L'enquête portera sur les crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis dans la situation depuis le 13 juin 2014."

La CPI accusée d'antisémitisme par Netanyahu

L'Autorité palestinienne a réagi immédiatement, saluant la décision de la CPI et qualifiant l'enquête de "nécessaire". "Les crimes commis par les dirigeants de l'occupation israélienne contre le peuple palestinien, qui sont des crimes continus, systématiques et généralisés font que l'enquête est nécessaire et urgente", a indiqué le ministère palestinien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Israël, qui n'est pas membre de la CPI et s'est toujours opposé avec véhémence à toute action de l'instance en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza, a qualifié mercredi l'annonce de Fatou Bensouda, de "décision politique". La décision de la CPI reflète "l'essence même de l'antisémitisme et de l'hypocrisie", a affirmé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, dans une allocution télévisée. "Nous défendrons chaque soldat, chaque officier, chaque civil et je vous promets que nous allons nous battre pour la vérité jusqu'à ce que cette décision scandaleuse soit annulée", a-t-il ajouté.

Les États-Unis, quant à eux, "s'opposent fermement" à l'enquête ouverte par la procureure de la CPI, a déclaré mercredi le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price. Il a néanmoins précisé que le gouvernement de Joe Biden étaient en train de "réexaminer" les sanctions prises sous la présidence de Donald Trump contre la procureure Fatou Bensouda, et d'autres responsables de la juridiction internationale.

Une enquête sur la colonisation des Territoires palestiniens occupés

L'enquête de la CPI devrait comprendre plusieurs dossiers, dont les crimes commis par divers acteurs au cours de la guerre de Gaza de 2014, mais aussi la répression par les forces de défense israéliennes des manifestations de 2018 à la frontière entre Gaza et Israël qui auraient fait 200 morts et plusieurs milliers de blessés, selon Fatou Bensouda. Mais "la ligne d'enquête qui pose le plus de problème à Israël est celle portant sur la colonisation des Territoires palestiniens occupés, le fait d'avoir transféré dans ces territoires des civils israéliens est considéré comme un 'crime de guerre'", précise Stéphanie Maupas, correspondante de France 24 à La Haye.

Les juges de la CPI avaient ouvert la voie à une enquête sur des crimes de guerre en statuant le mois dernier que la Cour était compétente pour les faits survenus dans les Territoires palestiniens occupés.

En décembre 2019, la procureure Fatou Bensouda avait déjà affirmé souhaiter une enquête complète après une investigation préliminaire de cinq ans, tout en demandant à la CPI de déterminer si sa portée s'étendait aux Territoires palestiniens.

Avec AFP et Reuters