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Covid: pourquoi un hommage national est une idée "saugrenue" selon Comte-Sponville

·2 min de lecture

EDITO - Malgré les 100.000 victimes de la pandémie, le philosophe André Comte-Sponville, éditorialiste à Challenges, s'insurge contre l'idée d'un "monument aux morts".

100.000 morts! Du jamais vu depuis la grippe espagnole de 1918-1919 (dont on estime qu’elle a tué quelque 240.000 personnes en France, au moins 50 millions dans le monde). Les chiffres moins lourds des grippes asiatique, en 1957, et de Hong Kong, en 1968, sont largement dépassés. Même si cela s’explique en partie par le fait que la population française, aujourd’hui, est à la fois plus nombreuse et plus âgée qu’à l’époque, le bilan, hélas provisoire, du Covid-19 n’en reste pas moins tragiquement lourd, dans notre pays comme dans beaucoup d’autres. Ce n’est pas une raison pour céder à l’affolement, ni à une dramatisation outrancièrement mise en scène.

"Nous n’oublierons aucun visage, aucun nom", a déclaré Emmanuel Macron. Admettons. Mais pourquoi faudrait-il se souvenir davantage d que des quelque 700.000 qui sont morts d’autre chose, durant la même période? Y aurait-il des trépas plus nobles ou plus tristes que d’autres? Plus nobles, oui, lorsqu’on a volontairement risqué sa vie pour une cause généreuse. Et plus tristes, lorsque les victimes sont plus jeunes. C’est pourquoi ceux qui moururent après avoir été contaminés durant leur travail (les soignants, les aides à domicile, …) méritent la reconnaissance émue de la nation. Mais ce n’est – heureusement – qu’une infime minorité.

Relativiser la gravité de la pandémie… sans la minimiser

On sait aujourd’hui que 95% des morts du Covid avaient plus 60 ans, 84% plus de 70 ans, avec une moyenne d’âge, au moment du décès, d’un peu plus de 81 ans. Faut-il rappeler que l’espérance de vie, en France, est de 85 ans pour les femmes, de 79 ans pour les hommes (lesquels sont plus nombreux à mourir de cette pandémie)? Comme , "la répartition par âge des décès dus au Covid-19 est assez proche de celle de la mortalité générale", ce qui, ajoutent-ils, "ne doit pas conduire à minimiser l’épidémie". La minimiser, non, mais en relativiser la gravité, si, bien sûr!

. C’est beaucoup, et l’on a raison de s’en affliger. Mais cela n’a fait r[...]

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