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Covid-19: résultats prometteurs pour le traitement d’Eli Lilly et autres nouvelles scientifiques

·4 min de lecture

Face à la pandémie de Covid-19, l’entreprise américaine Eli Lilly a rendu publics les résultats de la phase 3 de son essai clinique à base d’anticorps. Ces résultats sont prometteurs et la société annonce 70% d’efficacité.

Il faudra malheureusement se contenter d’un communiqué de presse pour le moment. En attendant la publication d’un article dans une revue scientifique, la société Eli Lilly a cependant mis en ligne quelques données concernant la phase 3 de son essai clinique à base d’anticorps. Il s’agit des molécules produites par le système immunitaire pour neutraliser le Sars-CoV-2 responsable du Covid-19.

Le principe de ce traitement est de synthétiser directement ces anticorps en laboratoire, et les administrer ensuite par intraveineuse aux patients. Une phase 2 concluante a déjà été menée et ses résultats viennent d’être publiés dans le New England Journal of Medicine et le Journal of the American Medical Association (JAMA).

Pour cette phase 3, 1035 personnes testées positives et présentant des symptômes de la maladie ont été recrutées et ont été séparées en deux groupes, l’un recevant un placebo, l’autre le traitement avec ces deux anticorps, le bamlanivimab et l’etesevimab.

Vingt-neuf jours plus tard, les résultats sont encourageants: « Notre protocole est parvenu avec succès à réduire le nombre de morts ou d’hospitalisations dues au Covid-19 », explique Dan Skovronsky, le responsable scientifique d’Eli Lilly.

« 7 % des personnes du groupe placebo en ont souffert, contre seulement 2,1 % pour le groupe traité. Cela représente donc une réduction du risque de 70 %. Les conséquences en termes de santé publique pourraient être énormes: si cette réduction du nombre de morts ou d’hospitalisations est généralisée, cela aura un impact profond sur l’évolution de la pandémie », précise le responsable scientifique d'Eli Lilly.

Un traitement pour tous ?

Malheureusement, cette étape de la généralisation est compliquée. Le traitement est lourd tout comme la logistique qui l’accompagne. Il s’agit de transfusions longues, qui nécessitent du matériel et du personnel médical. Eli Lilly annonce cependant travailler pour réduire la durée de la transfusion, voire même de proposer le traitement sous forme d’injections. On peut néanmoins imaginer qu’il sera réservé en priorité aux personnes les plus fragiles et à risque de développer une forme grave du Covid-19.

Se pose également la question de l’efficacité de ces anticorps face aux variants du coronavirus. Elle est maintenue face à celui apparu au Royaume-Uni, assure la société.

Quant aux variants brésilien et sud-africain, Dan Skovronsky a bon espoir: « Nous utilisons deux anticorps qui vont chacun se lier à une partie différente de la clé qu’utilise le virus pour pénétrer dans nos cellules. Pris séparément, ils sont déjà assez puissants pour neutraliser un certain nombre de virus. En combinant les deux, nous estimons que nous aurons une efficacité contre une gamme plus grande de variants, notamment ceux qui se répandent désormais sur la planète. »

Saturation des hôpitaux et surmortalité

Eli Lilly annonce donc une réduction de 70 % des hospitalisations avec son traitement : si la promesse de sa généralisation est tenue, cela aurait également un impact direct sur la mortalité. On se doutait en effet que des services hospitaliers surchargés entraînaient une surmortalité; une étude publiée dans le JAMA, le confirme.

Dans cette étude on y lit qu’un patient hospitalisé dans un service de réanimation saturé à 2,35 fois plus de chances de décéder qu’un patient admis dans un service non surchargé. Une nouvelle preuve de la nécessité d’ « aplatir la courbe » et d’éviter qu’un afflux massif de malades n’engorge les hôpitaux. Cela se paie sinon tout de suite en nombre de morts.

Vaccin de Pfizer et allergies

Plusieurs cas de réactions allergiques sévères ont été relayés à la suite de l’injection du vaccin développé par Pfizer-BioNtech. On peut lire une nouvelle fois dans le JAMA une étude dans laquelle les auteurs ont mesuré l’ampleur de ce phénomène. Après avoir analysé l’administration de 1 893 360 doses, ils ont recensé 21 événements allergiques, soit 11 cas par million de doses. Aucun décès n’est survenu, et plus de 80 % des personnes qui en ont souffert avaient déjà des antécédents en la matière.

Les auteurs de l’étude notent également que la plupart des réactions ont eu lieu dans les 30 minutes suivant l’injection. Ils recommandent ainsi d’assurer un suivi et une surveillance d’une heure après la piqûre.

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