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Covid-19: la droite plaide ardemment pour une réouverture des petits commerce

·3 min de lecture
Manifestation à Marseille contre la fermeture des commerces non essentiels, le 14 novembre 2020

Covid-19: la droite plaide ardemment pour une réouverture des petits commerce

Manifestation à Marseille contre la fermeture des commerces non essentiels, le 14 novembre 2020

Les "petits commerçants" ne sont "ni considérés ni entendus malgré leurs efforts pour s'adapter", dénonce l'ancienne ministre Rachida Dati (LR), à l'unisson de la droite qui pousse pour leur réouverture le 1er décembre.

"En Allemagne, les commerçants peuvent ouvrir en fonction de la superficie de leurs établissements. Ce sont des critères objectifs. En France, on débat sur des notions floues pour essayer de départager ce qui est essentiel de ce qui ne l'est pas", déplore dans le JDD Mme Dati, maire du VIIe arrondissement de Paris.

"Il faut des règles claires, arrêter de gouverner par la peur et cesser d'opposer les uns aux autres, comme les petits commerces aux grandes surfaces", insiste la cheffe de l'opposition parisienne.

"Je suis d'accord avec Raymond Soubie (ex-conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Elysée) quand il dit: +Les petits commerçants pourraient devenir des Gilets jaunes puissance 100+, car ils ne sont ni considérés ni entendus malgré leurs efforts pour s'adapter à la situation", considère Rachida Dati, qui avait posé des jalons en vue de la présidentielle fin septembre dans une interview à la presse anglo-saxonne.

Autre possible prétendant à la candidature, Bruno Retailleau considère dans Le Parisien que "le gouvernement devrait dire et assumer clairement qu'ils pourront rouvrir le 1er décembre" car "aucune étude épidémiologique sérieuse ne montre que l'ouverture des petits commerces est plus risquée que celle des grandes surfaces".

"Il faut rouvrir sur la base d'un protocole renforcé, par exemple en fonction du nombre de mètres carrés, et il faut donner la main au préfet pour territorialiser les mesures", estime aussi l'élu de Vendée, soulignant que "beaucoup de commerçants et d'indépendants sont sur le point de craquer".

Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) est aussi favorable à une réouverture au 1er décembre, en fonction cependant de la "situation sanitaire".

Et en soutien à ces commerces, il a suggéré à RTL-Le Figaro-LCI un "Solidarity Friday", un "vendredi de la solidarité" lors duquel chacun y consacrerait une part de ses achats, plutôt que de les faire en ligne lors du "Black Friday" qui doit se tenir le 27 novembre.

Quant au député Eric Woerth, président de la commission des finances de l'Assemblée, il a déploré "l'injustice totale" de la fermeture des commerces "vis-à-vis des grandes surfaces". "Ce sont des petites entreprises, souvent sur le fil du rasoir en terme d'équilibre économique", a-t-il plaidé dans Questions politiques (France inter/Le Monde/France télévisions).

M. Retailleau suggère en outre que les trois mois de dépôt de garantie servent aux commerçants à ne plus payer de loyer pendant trois mois, et qu'un "numéro d'urgence SOS Covid par département" soit créé pour "prendre en charge les situations d'urgence économique et sociale".

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé jeudi le maintien du confinement au moins jusqu'au 1er décembre, tout en évoquant une possible réouverture des commerces non essentiels à cette date si la situation sanitaire s'améliore.

Enfin, face au risque d'une vague de pauvreté, M. Retailleau propose un contrat "urgence jeunes zéro charges" qui "permettrait aux jeunes d'être rémunérés en contrepartie de boulots de proximité et de solidarité". Il souhaite aussi un "bouclier familial" qui "étendrait, au moins pendant un an, les allocations jusqu'à 23 ans", contre 20 ans aujourd'hui, ainsi qu'une hausse des déductions fiscales pour les dons aux associations luttant contre la précarité.

adc-reb-jmt/nth