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Covid-19: l'épidémie se stabilise à un niveau élevé, prudence sur le cap du 15 mai

Andréa BAMBINO
·4 min de lecture

Face à une épidémie de Covid-19 qui a déjà fait 100.000 morts et dont les indicateurs se stabilisent à un niveau élevé, l'exécutif maintient l'objectif de rouvrir de rares activités à la mi-mai, sans faire de grandes promesses.

"Le président a donné un cap: certains lieux culturels et certaines terrasses rouvriront à la mi-mai. Par la suite, l'augmentation du nombre de personnes vaccinées nous permettra d'autres réouvertures, progressivement", a insisté le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal dans les Echos.

Le gouvernement envisage toujours la réouverture de certaines terrasses et lieux de culture à la "mi-mai" et les dates de retour à l'école "seront tenues", a-t-il confirmé vendredi sur FranceInfo.

De son côté, Emmanuel Macron a confirmé jeudi avec prudence cet objectif à une quinzaine de maires, en assurant que les établissements scolaires rouvriraient bien aux dates prévues (26 avril pour les écoles, 3 mai pour les collèges et lycées) qui sont "gravées dans le marbre", selon l'un des élus.

Au-delà de ce cap, le gouvernement, qui a déjà vu s'effondrer l'espoir d'un début de retour à la vie normale mi-avril, avance à pas prudents, au moment où plusieurs pays européens accélèrent leur réouverture (Danemark, Suisse, Grande-Bretagne, Belgique).

"Rien ne serait pire que de dire à la mi-mai +on commence à tout rouvrir+, et 15 jours ou trois semaines plus tard, parce que le virus revient, on serait obligé de tout refermer", a tempéré sur France 2 jeudi soir le ministre de l'Economie Bruno Le Maire après une réunion à l'Elysée.

Mais chez les restaurateurs, fermés depuis la fin octobre, comme tous les lieux culturels, la date du 15 mai "est dans la tête de tous les professionnels", prévient le président du principal syndicat de l'hôtellerie restauration (Umih) Roland Héguy. Pour lui, "un nouveau décalage de calendrier ne serait pas compris".

La crise sanitaire a provoqué des dégâts économiques et sociaux sans précédents. En un an, 360.000 emplois ont été détruits dans le secteur privé et l'Etat a dû débloquer des dizaines de milliards d'euros d'aides directes pour soutenir les entreprises, entre chômage partiel et fonds de solidarité.

Si la circulation du virus semble ne plus augmenter d'après les indicateurs épidémiologiques, ceux-ci "se maintenaient à un niveau très élevé" durant la semaine dernière, a mis en garde Santé publique France dans son bulletin hebdomadaire.

- "un peu plus serein" -

Ainsi, le nombre de nouveaux cas s'est maintenu à plus de 200.000 (230.770, contre 275.249 la semaine précédente), malgré un jour férié supplémentaire (Pâques).

Et avec plus de 13.000 hospitalisations, plus de 3.100 admissions en réanimation et plus de 2.100 décès, "la tension hospitalière se poursuit sur l'ensemble du territoire métropolitain et la mortalité est toujours en hausse", ajoute Santé publique France.

Depuis lundi néanmoins, le nombre de malades Covid-19 accueillis dans les services de réanimation s'est stabilisé au-dessus de 5.900, encore loin du pic de la première vague (7.000).

"Il y a dix jours, (...) quand un malade arrivait, je ne savais pas où on allait le mettre. Cette semaine je suis un peu plus serein", explique le Dr Serge Carreira, chef du service de réanimation à l'hôpital Saint-Camille de Bry-sur-Marne, près de Paris, où le nombre de lits est passé de 12 à 20.

Cela n'a pas empêché une barre symbolique d'être franchie jeudi, celle des 100.000 morts depuis le début de l'épidémie.

La vaccination, elle, continue de progresser, dépassant les 400.000 injections quotidiennes, mais le taux de couverture vaccinale (22,8% de la population majeure avec une première dose, 8,1 % avec deux) est encore relativement bas.

Le gouvernement a annoncé des créneaux dédiés ce week-end pour les plus de 55 ans, pour vacciner des enseignants, policiers et d'autres professions exposées.

De son côté, la ministre de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher n'a pas exclu que l'Union européenne ne renouvelle pas ses contrats avec le vaccin d'AstraZeneca pour 2022, après des relations tendues entre Bruxelles et le laboratoire anglo-suédois à cause de livraisons non tenues et des questions autour des risques d'effets secondaires.

"C'est une probabilité, oui tout à fait", a-t-elle déclaré sur BFM-TV, en mettant en avant le "portefeuille de vaccins avec ARN messager qui ont peu d'effets secondaires".

Mais pour le vaccin à ARN Pfizer/BioNTech, une troisième dose, en plus des deux prévues, sera "probablement" nécessaire, puis sans doute une injection chaque année, a affirmé le patron du géant pharmaceutique américain, Albert Bourla.

bur-arb/pr/or