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Covid-19: la fermeture des écoles, l'hypothèse que tout le monde veut éviter en cas de reconfinement

Élisa Bertholomey et Clarisse Martin
·3 min de lecture
Une cour d'école (illustration) - Pascal GUYOT © 2019 AFP

Les établissements scolaires avaient été fermés lors du premier confinement, mais pas pendant celui instauré à l'automne.

C'est une petite musique qui se fait entendre avec insistance ces jours derniers. Alors que la diffusion de variants dits britannique, sud-africain ou brésilien du Covid-19 inquiète, des voix s'élèvent pour réclamer un troisième confinement et endiguer cette prolifération épidémique. "Peut-on y échapper?" soupirait un membre du gouvernement auprès de BFMTV.

Si l'hypothèse semble de moins en moins faire de doute, la forme que prendrait ce troisième confinement reste encore à définir, avec en premier lieu la question des écoles et de leur éventuelle fermeture. Si cet arbitrage avait été pris avant même le début du confinement de mars 2020, la mesure n'avait pas été renouvelée lors du deuxième confinement à l'orée de l'hiver, beaucoup plus souple. À cette heure, la fermeture des écoles semble faire l'unanimité contre elle.

Ménager scolarité et économie

"Si l'école s'arrête, c'est très mauvais pour les enfants mais aussi pour l'économie. Si on ferme le système éducatif, l'économie française se met en carafe", défendait jeudi le Premier ministre Jean Castex, selon nos informations.

Des propos dans la lignée de ceux qu'il avait publiquement formulés la semaine précédente, lors de la conférence de presse gouvernementale consacrée à l'épidémie, jeudi 14 janvier. Le chef du gouvernement avait souligné le fait que "le confinement du printemps dernier a(vait) creusé les inégalités scolaires et accru les risques de décrochage de nombreux enfants".

"Plusieurs de nos voisins européens ont fait récemment un choix différent du nôtre en fermant les écoles ou en repoussant la rentrée scolaire; c'est le cas de l'Allemagne, du Royaume-Uni, du Danemark, de l'Irlande ou encore de l'Italie. Nous souhaitons tout faire pour l'éviter", avait fait valoir Jean Castex.

Au diapason du Conseil scientifique

Une position en accord avec la lignée des dernières recommandations du Conseil scientifique:

"Le Conseil scientifique considère que les écoles, collèges et lycées ne doivent pas être fermés en l'absence de données nouvelles qui justifieraient cette mesure. Toutefois, une surveillance très active et réactive chez les élèves et enseignants doit être mise en place, notamment pour identifier de possibles variants", estimait l'instance dans son dernier avis en date du 12 janvier, intitulé "entre vaccins et variants: une course contre la montre".

Dimanche, alors que la barre des hospitalisations passait les 26.000 patients, le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy estimait sur BFMTV qu'il fallait "probablement aller vers un confinement", tout en soulignant qu'il s'agissait d'une décision politique et se gardant formuler un choix entre un confinement "adapté comme en novembre, ou plus dur comme en mars".

"La situation permet la continuité scolaire. Mais nous sommes vigilants", a quant à lui assuré le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, dans la dernière édition du Journal du dimanche. Avec un bémol: "Tout notre travail consiste à éviter" une fermeture des établissements scolaires, "même si elle reste concevable en cas de nécessité absolue. L'école reste essentielle pour nos enfants".

Article original publié sur BFMTV.com

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