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Covid-19: face à un nombre record de contaminations, l'Italie renforce ses restrictions

·3 min de lecture

Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a annoncé dimanche 25 octobre le renforcement des restrictions pour enrayer la hausse des contaminations au coronavirus. Les indicateurs sanitaires se dégradent de plus en plus rapidement. Les services des urgences sont surchargés, en particulier en Lombardie, en Campanie et dans le Latium. En conséquence, toutes les activités dites non essentielles sont suspendues ou restreintes jusqu'au 24 novembre.

De 12 000 au mois de juillet, le nombre de cas de contamination au Covid-19 est passé à 203 000 fin octobre en Italie. Les autorités ont annoncé, samedi, avoir enregistré 20 000 nouveaux cas sur les 24 heures précédentes, un record national. Depuis le début de la pandémie, le pays a enregistré plus de 500 000 cas d'infection et plus de 37 000 décès.

Face à cette situation qui se dégrade cet automne, comme ailleurs en Europe, le gouvernement a annoncé, dimanche 25 octobre, des restrictions renforcées, une semaine après l'entrée en vigueur de premières mesures.

Les scientifiques redoutent de compter bientôt « des centaines de décès par jour »

À partir de lundi 26 octobre, et jusqu'au 24 novembre, toutes les activités dites non essentielles sont suspendues en Italie. Et ce en dépit des violentes protestations, perpétrées pour certaines par des partisans d'extrême droite, à Naples vendredi et à Rome samedi. Le gouvernement a tenu compte de l'appel lancé par une centaine d'experts.

Cet énième décrét du président du Conseil fait suite notamment à la lettre signée par de prestigieux scientifiques, qui s'adressaient au chef de l'État, Sergio Mattarella, et au Premier ministre, Giuseppe Conte rapporte notre correspondante à Rome,Anne Le Nir. Dans leur courrier, ils demandaient des mesures nettement plus drastiques pour éviter à l'Italie d'en arriver « d'ici trois semaines à compter des centaines de décès par jour ».

► À lire aussi : Covid-19: les Italiens deviennent-ils plus résilients ?

Le gouvernement appelle les Italiens à rester chez eux

Les salles de sport et les piscines seront donc fermées à partir de ce lundi, comme les cinémas et les théâtres. L’heure de fermeture des bars et restaurants est avancée à 18 heures, sauf le dimanche et les jours fériés, où ils pourront servir jusqu’à 23 heures.

Les écoles restent ouvertes, mais dans les lycées, au moins 75% des cours se tiendront à distance. Enfin, le gouvernement recommande d’éviter de sortir de chez soi et tout déplacement, en voiture ou en transports en commun, sauf en cas de nécessité.

Fureur des patrons italiens

« L’indice R0 qui indique le nombre moyen de nouveaux cas transmis par chaque personne infectée a atteint le seuil critique de 1,5, a déclaré Giuseppe Conte. Ce qui rend encore plus complexes les opérations de traçage. Le gouvernement s’est donné un objectif clair. Nous voulons tenir sous contrôle la courbe épidémiologique ».

« Cela signifie aussi conjurer un deuxième confinement général, a-t-il ajouté. Le pays ne peut plus se le permettre. Nous n’avons pas introduit un couvre-feu, qui est une expression que nous n’aimons pas. Mais nous adressons une forte recommandation à tous les citoyens : il ne faut se déplacer que pour des raisons de travail, de santé, d’études, de nécessité ».

Les relations entre le patron des patrons italiens et le chef du gouvernement n’ont jamais été idylliques. Mais après la présentation des nouvelles mesures restrictives, qui touchent particulièrement les entrepreneurs dans le secteur de la restauration, Carlo Bonomi a tiré à boulet rouge contre Giuseppe Conte et ses ministres.

« Les Italiens ont fait preuve d’un grand sens civique durant la première vague de la pandémie parce qu’on leur a expliqué ce qu’il se passait, a-t-il déclaré. Mais après, on n’a plus su dans quelle direction se dirigeait le pays. Moi, je m’attendais à ce que le gouvernement nous dise les mesures qu’il prendrait en prévision de telle ou telle situation. C’est ce qui a totalement fait défaut ».

Pour le numéro un des industriels transalpins, le gouvernement devrait davantage écouter les partenaires sociaux avant de prendre des décisions qui pourraient faire chuter le produit intérieur brut non plus de 9% ou 10 % mais de 12 %.