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Covid-19: le difficilement estimable prix d'une vie

·2 min de lecture

Dans cette crise du Covid-19, le gouvernement a choisi en priorité, comme ses voisins, de protéger sa population quitte à sacrifier ses intérêts économiques. Quel est donc le "coût" des vies sauvées? Pas facile de l'estimer. Une certitude: le prix à payer n'est pas le même selon les générations.

A l’heure où un , où les restaurateurs désespèrent, les commerçants angoissent, les jeunes ne trouvent pas d’emploi, les pauvres se multiplient, où le déficit public plonge et les plans sociaux et faillites en série menacent, une question revient : "Est-ce que ça vaut le coup ?" Et d’aucuns de rappeler que, au temps pourtant autrement plus faste des Trente Glorieuses, la grippe asiatique a causé en France jusqu’à 100.000 morts et celle de Hong-Kong, en 1968-1969 près de 40.000 morts sans que les pouvoirs publics n’envisagent un instant de mettre l’économie à l’arrêt. Ou que le tabac tue silencieusement 75.000 personnes tous les ans dans l’Hexagone sans qu’on songe à interdire la cigarette. Sans compter que, i.

Mais là, terrifiées par ce coronavirus inconnu, nos sociétés capitalistes modernes ont sacrifié leurs intérêts économiques pour protéger leurs populations "quoi qu’il en coûte". Sans débat. Certes, il semblerait éthiquement bien dérangeant de mettre face à face le coût humain de la pandémie et le coût économique de la lutte contre la pandémie. Ne dit-on pas que la vie n’a pas de prix ? Pourtant, l’estimation de la "valeur statistique de la vie humaine", selon le terme consacré, est bien un et s’avère même un outil d’aide à la décision indispensable. Les pouvoirs publics en ont besoin pour allouer des ressources forcément limitées. Par exemple, engager une dizaine de millions dans la construction d’un pont pour remplacer un passage-à-niveau ne se justifie que si cela permet d’éviter "suffisamment" d’accidents mortels. Et la Sécurité sociale, dans le rouge, doit-elle rembourser des médicaments très onéreux s’ils ne guérissent que quelques patients atteints d’une pathologie rare, ou ne permettent que de prolonger un peu la vie de malades incurables ?

Pour l'Etat, une vie= 3 millions

En 2013, l’Etat a commandé une pour ce type d’arbitrages budgétaires et il en est ressorti que le prix moyen d’une vie à considérer devait se monter à 120 fois le PIB par habitant, [...]

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