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Course aux vaccins: l'impitoyable guerre de souveraineté et de puissance entre États

·2 min de lecture

La récente polémique entre Londres et Bruxelles qui s'arrachent les vaccins de la Big Pharma suédo-britannique, AstraZeneca, met en lumière les très forts enjeux de souveraineté et même de puissance que revêt cette course à l'antidote au Covid-19.

Dans , Bruxelles vient de marquer un point. Alors que le géant suédo-britannique a indiqué le 22 janvier qu'il ne pourrait livrer à l'Union européenne que 31 millions de doses de son vaccin anti-Covid, loin des 80 millions initialement prévues, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a annoncé le 31 janvier de la part d'AstraZeneca. "C'est une vraie victoire car la situation était des plus tendues, applaudit un cadre du Quai d'Orsay. Sur cette question des vaccins, on ne peut que se féliciter d'avoir une Commission forte face aux laboratoires et à certains États."

Dans ce conflit, l'exécutif européen n'a pas eu la main tremblante. Face aux arguments de la firme pharmaceutique qui justifiait ce retard par une baisse de rendement sur l'un de ses sites de production, en Belgique, la Commission a envoyé une mission d'inspection. Puis, elle a sorti l'artillerie lourde le 29 janvier en mettant en place - dont sont exemptés des dizaines de pays, mais pas le Royaume-Uni. La Commission soupçonne en effet AstraZeneca de livrer outre-Manche des vaccins, produits sur le continent, que le laboratoire aurait dû réserver aux Vingt-Sept. "L’enquête douanière en cours semble l’indiquer", fait savoir une source citée par Le Monde. "C'est plus que vraisemblable", abonde le même haut-fonctionnaire français cité plus haut.

"La tentation de certains États de montrer les muscles"

De son côté, et bien que son pays détienne le nombre de morts du Covid-19 le plus important d’Europe (106.158 décès dimanche), Boris Johnson tente d'apparaître comme le vainqueur du Brexit, notamment en louant les succès de sa stratégie vaccinale, plus avancée que dans les autres pays du continent. "Le gouvernement britannique a tendance à exacerber la controverse, en disant qu'il s'est mieux débrouillé que les autres, observe le diplomate, Pierre Vimont, secrétaire général exécutif du Service européen pour l'action extérieure de 2010 à 2015. En réalité on voit bien la tentation de certai[...]

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