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Dans la course au vaccin anti-Covid, la recherche française piétine

·2 min de lecture

Après les difficultés rencontrées par Sanofi, l'Institut Pasteur a annoncé ce lundi l’arrêt du du développement de son principal projet de vaccin contre le Covid-19. Un nouveau contre-temps pour la recherche française dans la course au vaccin.

Un essai clinique compte trois phases. Le candidat vaccin de l'Institut Pasteur s'est arrêté à la première. Basé sur celui de la rougeole, il s'est révélé sans danger pour les volontaires mais pas assez efficace pour poursuivre son développement. « Les réponses immunitaires induites se sont avérées inférieures à celles observées chez les personnes guéries d'une infection naturelle ainsi qu'à celles observées avec les vaccins autorisés » contre le Covid-19, a expliqué l'Institut pour justifier sa décision de mettre fin à son projet.

L'institut, associé au laboratoire Merck pour l'occasion, arrête donc les frais. Après les déboires de Sanofi, contraint de revoir la copie de son propre candidat vaccin, la recherche française sur le sujet piétine. Dans cette course au vaccin, l’américain Pfizer associé à la PME allemande BioNTech est l’un des premiers à avoir passé la ligne d'arrivée. La compétition a également signé la consécration de la biotech Moderna. Avec ceux de Moderna et Pfizer/BioNTech, le vaccin d'AstraZeneca, et le russe Spoutnik V ont aussi remportés l’épreuve du sprint. Les chinois Sinopharm et Sinovac sont également administrés dans plusieurs pays.

Du côté des retardataires, on retrouve donc Sanofi et GSK, respectivement 7e et 8e au rang des BigPharma. Leur vaccin commun n'arrivera pas avant la fin de l'année sur le marché, un an après les premières autorisations en Occident. Quant au laboratoire américain Johnson & Johnson, s’il a manqué le podium, il pourrait selon l’agence de presse Reuters bientôt présenter les résultats cliniques de son vaccin.

Au total, 236 candidats vaccins sont en cours de développement. Parmi ceux-ci, l'Institut Pasteur en compte toujours deux : l'un par administration nasale, l'autre à base d’ADN. Ils ne sont encore tous les deux qu'au stade pré-clinique.

L'épreuve de vitesse semble désormais se transformer en course d'obstacles, avec l'apparition de variants et des problèmes d'approvisionnement. Pfizer a ainsi dû ralentir ses livraisons pour améliorer sa chaîne de production et AstraZeneca a déjà annoncé des retards de livraison à l'UE.

Une situation jugée « pas acceptable » par la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides qui a estimé que les explications apportées par l'entreprise britannique n'étaient « pas satisfaisantes ». Elle a proposé la mise en place « dès que possible » d'un « mécanisme de transparence » sur les exportations vers des pays extérieurs à l'Union européenne de vaccins produits sur son territoire.