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Quand la Cour des comptes puise son inspiration... au Royaume-Uni

·2 min de lecture

Pierre Moscovici s'inspire du National Audit Office britannique pour moderniser le fonctionnement de l'institution française.

Pas facile pour la Cour des comptes de trouver sa place à l'heure du Covid et de l'« argent magique ». Mais son premier président, Pierre Moscovici, n'entend pas abandonner son rôle de vigie des comptes publics. « La crise que nous traversons nous confronte au défi de la soutenabilité de la dette et de l'exigence de la qualité de la dépense », a-t-il martelé lors de la présentation de son projet stratégique, le 4 février. Intitulé « JF 2025 », ce plan de modernisation des juridictions financières - la Cour et ses chambres régionales - doit permettre à la vieille dame, âgée de plus de deux siècles, de gagner en agilité.

Etre en phase avec l'actualité

L'ancien commissaire européen a été inspiré par les méthodes du National Audit Office (NAO) britannique. Avec des effectifs comparables à la Cour des comptes, celui-ci est l'un des plus puissants organismes d'audit public au monde. Le NAO puise sa force dans ses relations avec le Parlement à qui il fournit une cinquantaine de rapports par an contre une quinzaine pour la Cour. Surtout, il est très en phase avec l'actualité, multipliant les travaux sur le Brexit ou la crise sanitaire. Une page Web vouée au Covid rassemble ainsi une douzaine de rapports abordant la fourniture par l'Etat d'équipements de protection ou la stratégie vaccinale. Même s'ils ne sont pas aussi approfondis que des évaluations au long cours, ces travaux apportent des éclairages et critiques bienvenus.

Cette réactivité contraste avec l'inertie du paquebot de la rue Cambon. Le Covid n'a été évoqué que dans des rapports généraux sur les finances publiques. Il faut dire que la Cour était sans chef lorsque la France s'est confinée au printemps 2020. Didier Migaud, pourtant donné partant depuis des mois, avait quitté son poste en janvier et n'a été remplacé par l'Elysée qu'en juin.

« Si on avait eu un vrai pilote, on aurait pu adapter notre programmation », regrette un magistrat. A son arrivée, Pierre Moscovici a tenté de réorienter le rapport public annue[...]

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