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Coupe du monde de rugby: Mathieu Raynal dénonce les "gens sans compétence" qui critiquent les arbitres sur les réseaux sociaux

Coupe du monde de rugby: Mathieu Raynal dénonce les "gens sans compétence" qui critiquent les arbitres sur les réseaux sociaux

Une tornade de critiques. La Coupe du monde de rugby 2023 restera marquée par de nombreuses polémiques et reproches adressés au corps arbitral. Pointé du doigt pour des décisions litigieuses lors de la défaite des Bleus face à l’Afrique du Sud (28-29) en quart de finale, le Néo-Zélandais Ben O’Keeffe en a notamment fait les frais. Accusé de tricherie et de corruption par certains, il a été victime d’un cyber-harcèlement sur ses réseaux sociaux. Après la finale remportée par les Boks contre les All Blacks (12-11), son dernier match au sifflet, Wayne Barnes a lui aussi été menacé. Une situation que déplore Mathieu Raynal, seul arbitre de champ français présent lors du Mondial.

"Aujourd’hui, sur des matchs très exposés qui se terminent sur un faible écart de points, je me demande s’il est possible pour un arbitre de ne pas se retrouver au centre des discussions d’après match, regrette-t-il dans une interview donnée ce jeudi à Rugbyrama. On trouvera toujours des erreurs ou des situations qui prêtent à discussion. La puissance des images et les ralentis ont trouvé dans les réseaux sociaux une caisse de résonance importante qui favorise l’émergence de polémiques, où, la plupart du temps, des gens sans compétence étalent leurs points de vue et en font des vérités, ce qui, à mes yeux, fait glisser notre sport vers un terrain dangereux."

"Il nous aurait fallu plus de recul sur le bunker"

"Je ne sens pas non plus d’envie réelle d’en finir avec l’impunité de parole accordée sur les réseaux sociaux. Je ne sens pas de prise de conscience collective sur l’importance de l’enjeu", insiste-t-il, se disant inquiet "pour l’avenir du rugby".

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Au cours de cet entretien, Mathieu Raynal est également revenu sur l’introduction du fameux "bunker", une nouveauté visant à accélérer le jeu et à limiter les temps morts causés par l'arbitrage vidéo. Le "bunker" permet au corps arbitral de déterminer si un joueur doit écoper d'un carton jaune et quitter le terrain pendant dix minutes ou être expulsé définitivement. En cas de doute sur la couleur du carton, l'arbitre central peut dans un premier temps sanctionner le joueur d'une expulsion temporaire. Il doit ensuite indiquer à son homologue présent dans le "bunker", un lieu isolé de la rencontre, qu'il doit revoir l'action afin de décider si l'exclusion temporaire doit être transformée en expulsion définitive.

"Le manque d’explication des décisions au début, l’incompréhension autour du fait qu’on ne mettait plus de carton rouge sans passer par le bunker, et les différences de décisions pour des actions qui semblaient similaires aux yeux du grand public, ont été des moments qui nous ont desservis. Sans pour autant remettre en cause son utilité, il nous aurait fallu plus de recul sur le bunker pour le maîtriser et en faire une force", estime Mathieu Raynal. Malgré ces réserves, pourrait-on voir le bunker débarquer en Top 14 ? "Je ne pense pas que nous ayons les moyens humains ou financiers de le mettre en place", répond-t-il.

Article original publié sur RMC Sport