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Dans les coulisses de la légendaire cité d'artistes La Ruche

·2 min de lecture

Précurseur de l’art urbain, Ernest Pignon-Ernest a trouvé refuge depuis cinquante ans au cœur de La Ruche, dans le sud de Paris. Il nous raconte cette légendaire cité d’artistes, fréquentée par les plus grands peintres.

Par Ernest Pignon-Ernest

Je suis Niçois. Au printemps 1971, je débarque à Paris avec, enroulées à l’arrière de ma camionnette, des centaines d’images tirées en sérigraphie. Des gisants grandeur nature. Sur un plan, j’avais repéré l’emplacement des dernières barricades de la Commune, et prévu de coller les images au Père Lachaise, près du mur des Fédérés, puis à Montmartre, sur les marches du Sacré-Cœur. Révéler la mémoire des lieux, c’est l’essence de ma démarche artistique.

A l’occasion de ce happening (ou installation, comme on dit aujourd’hui), je fais la connaissance du peintre Henri Cueco. Grâce à lui, je participe l’année suivante au Salon de la jeune peinture. L’anime un groupe d’artistes de La Ruche, et je découvre la légendaire cité. Je suis séduit par son incroyable vitalité. Paul Rebeyrolle n’y vit déjà plus, mais une poignée d’artistes qui s’inscrivent dans son sillage y habitent encore: Francis Biras, Jean-Pierre Peraro, Simone Dat… Les peintres de la Figuration narrative commencent, eux, à s’y installer: Eduardo Arroyo, Gianni Spadari, Lucio Fanti, Jean-Paul Chambas, Vito Tongieri… Quand on m’a proposé un atelier, je n’ai pas hésité. J’habite La Ruche depuis 1973.

Un lieu de création dont la mémoire est perceptible

Dans mon espace, je prépare mes collages avec beaucoup de lectures et de multiples esquisses. Les dessins viennent ensuite. L’atmosphère du site est propice à ces travaux préparatoires. C’est depuis cent vingt ans un lieu de création, dont la mémoire est perceptible. Dans les années 1960, La Ruche a pourtant failli disparaître. Le terrain de 5.000 m2 sur lequel elle se déploie avait été cédé à un promoteur. Il avait le projet d’y bâtir des HLM. Un comité de défense est constitué. Marc Chagall, qui avait trouvé refuge à La Ruche entre 1910 et 1914, prend la tête du mouvement. Gisèle Halimi s’y implique avec énergie. André Malraux parvient à bloquer le permis de construire, mais les fonds manquent pour racheter le terrain. Bernard Anthonioz, f[...]

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