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Corps décapités et démembrés en Meurthe-et-Moselle: pas de lien entre les deux affaires

Un badge de la police sur une veste (illustration) - Geoffroy Van der Hasselt / AFP
Un badge de la police sur une veste (illustration) - Geoffroy Van der Hasselt / AFP

Les deux corps découverts récemment en Meurthe-et-Moselle, celui d'une femme démembrée et d'un homme sans tête, n'ont aucun lien entre eux, ce dernier s'étant manifestement suicidé, a indiqué ce vendredi le procureur de la République de Nancy, balayant la rumeur d'un "tueur en série". Les cadavres avaient été découverts à quelques jours d'intervalle, à une cinquantaine de kilomètres l'un de l'autre, faisant suspecter une possible connexion entre les deux affaires.

"Le décès de cet homme remonte au mois de juin" et son corps, réduit à l'état de squelette, a "manifestement" été "altéré par des animaux sauvages", expliquant "l'absence de tête", selon le procureur. "Cette affaire (...) n'a aucun rapport avec la découverte du corps de cette femme", a-t-il insisté.

La victime pas encore identifiée

Concernant cette femme, dont le corps a été retrouvé le 19 septembre près d'un bâtiment désaffecté à Mont-Saint-Martin, la piste criminelle ne fait ici aucun doute. Et des hypothèses commencent à émerger, sans qu'aucune ne soit encore privilégiée. Le procureur de la République évoque ainsi un éventuel féminicide ou le meurtre d'une prostituée tuée en Belgique ou au Luxembourg avant d'être abandonnée en France.

Selon les résultats de l'autopsie, la victime semble âgée de 20 à 35 ans, son identité n'a en revanche pas encore pu être établie. Elle portait un piercing au nombril et deux tatouages, l'un à l'aine droite mentionnant le mot "Kiko", sans doute un "surnom", l'autre en bas du dos représentant un poignard et une rose. Aucune violences sexuelles ou traces de blessures par balles ou arme blanche n'ont été relevées. La victime a vraisemblablement été tuée "dans les 24 heures" précédant la découverte du corps, manifestement "démembré à un autre endroit", précise le magistrat.

Une enquête "longue et difficile"

"Une dizaine d'enquêteurs criminels sont à plein temps sur cette enquête" qui s'annonce "longue et difficile", a déclaré le commissaire divisionnaire Antoine Baudant, chef de la police judiciaire de Metz, chargée des investigations.

En paralèlle de ces investigations complexes, le parquet de Nancy a également lancé une procédure pour identifier l'auteur d'une vidéo du corps de la victime qui circule sur les réseaux sociaux.

Article original publié sur BFMTV.com