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Coronavirus: plusieurs députés testés positifs ces derniers jours

H.G.
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Chez les personnels du Palais Bourbon, un syndicaliste déplore un "déni total" alors que l'Assemblée nationale ne communique pas le nombre de cas positifs au titre du secret médical.

Au moins sept députés ont été testés positifs au Covid-19 ces derniers jours, selon des sources parlementaires. S'il n'y a "pas de flambée", des collaborateurs s'inquiètent de l'absence d'informations sur ces cas, tandis que l'Assemblée oppose le secret médical et les mesures prises.

Chez LaREM par exemple, une élue vient d'être testée positive. Un cas contact s'est isolé dans son bureau en attendant le résultat de son test jeudi après-midi. Un autre "marcheur", positif ce week-end, s'est isolé avec des "symptômes grippaux", mais "sans gravité".

"La situation est sous contrôle"

Le groupe LFI compte un cas, ses autres membres dont Jean-Luc Mélenchon sont négatifs. Les non-inscrits Annie Chapelier et Hubert Julien-Laferrière sont à l'isolement après un test positif. Chez LR, Dino Cinieri, diagnostiqué la semaine dernière, est toujours positif.

Hospitalisé le 13 octobre à cause du Covid, Michel Castellani (Libertés et Territoires), est rentré chez lui "il y a trois jours", mais est encore "affaibli", indique son groupe.

Le Palais Bourbon avait été un "cluster" au printemps dernier et avait dû fonctionner en très petits effectifs. Depuis mi-octobre, la demi-jauge a été imposée pour les députés, en commission comme dans l'hémicycle, et le port du masque est obligatoire.

L'institution ne communique pas le nombre de cas positifs, au titre du secret médical. Selon une source parlementaire, "la situation est sous contrôle" mais "on est à la merci des imprudents".

Huit sénateurs testés positifs

Chez les personnels toutefois, un syndicaliste déplore un "déni total". Il y a "de fortes lacunes sur l'information en cas de +cas positif+", considère la CFTC des collaborateurs.

L'Assemblée a toutefois demandé aux personnels touchés de se signaler via une adresse mail dédiée. "Cette information est indispensable pour permettre le traçage interne des cas contacts et identifier, le cas échéant, des foyers épidémiques au sein d'un service", indique un procès-verbal du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de début octobre.

Mais contrairement à la campagne de dépistage menée au Sénat sur la base du volontariat, qui a révélé vendredi dernier huit sénateurs positifs, il n'y a "pas de volonté de dépister" à l'Assemblée, regrette une source parlementaire.

"Le cabinet médical ne doit être sollicité qu'en dernier recours (lorsque les conditions d'accès au laboratoire extérieur sont trop difficiles par exemple)", indique le PV du CHSCT. Un laboratoire "proche du domicile" est à privilégier.

Article original publié sur BFMTV.com

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