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Coronavirus : un mois de confinement, c’est 3 points de PIB en moins selon l’Insee

L'activité économique s'est interrompue dans de nombreux secteurs

Peu à peu le voile se lève sur l’ampleur des dégâts économiques causés par le coronavirus. Contraint par l’urgence de la situation, l’Insee a donné jeudi 26 mars un "premier ordre de grandeur" sur l’impact de la crise sanitaire sur la croissance française : il est de 3 points de PIB pour un mois de confinement. Pour élaborer ces prévisions, l'Insee s'est appuyé sur des estimations "instantanées" qui ne rendent pas aisé de déduire des prévisions "annuelles d’évolution du PIB français". Mais, assume le directeur général de l’Insee Jean-Luc Tavernier, sortir du bois "était préférable à ne rien dire du tout".

Plus concrètement, "à l'heure actuelle, nous estimons que l'activité est à environ 65% de la normale", détaille Jean-Luc Tavernier. Un ordre de grandeur qui "semble cohérent avec les premières informations disponibles sur la situation des salariés, dont un tiers environ serait en activité sur le lieu habituel de travail, un tiers en télétravail et le dernier tiers en chômage partiel", précise-t-il.

L'industrie hors agroalimentaire en perdition

Grâce à la publication de l’Insee, on y voit plus clair sur les secteurs les plus en difficulté de l’économie française. Dans l’industrie – hors agroalimentaire où la baisse ne serait que de 4% – seule la moitié de l’activité serait maintenue. Les services marchands perdraient pour leur part 36% de leur activité, certes avec de fortes disparités puisque certaines branches comme les transports, l’hôtellerie, la restauration, et les loisirs sont très sévèrement touchées ; et d’autres telles les télécommunications et les assurances le sont beaucoup moins.

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