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Coronavirus : le mirage du "quoi qu’il en coûte" d’Emmanuel Macron pour sauver l’économie française

Emmanuel Macron pourra-t-il empêcher une crise financière ?

A trois reprises, d’un ton très solennel, le président de la République Emmanuel Macron a assuré ce jeudi 12 mars au soir qu’il sauverait l’économie française du coronavirus "quoi qu’il en coûte". Une référence au fameux discours du 26 juillet 2012 de l’ancien président de la BCE Mario Draghi, qui avait déclaré que son institution ferait "tout ce qui était nécessaire" le fameux whatever it takes en anglais pour sauver la zone euro, alors en pleine crise.

Après le discours très décevant jeudi midi de la présidente de la BCE Christine Lagarde qui a provoqué une chute historique de plusieurs indices boursiers, au premier rang desquels le CAC 40, Emmanuel Macron a en fait assuré entre les lignes au capitalisme financier que la France serait garante de sa stabilité. Fait assez rare, il s'est même permis de critiquer les décisions de la BCE : "Seront-elles suffisantes ? Je ne le crois pas", a-t-il déploré. Concrètement, la France déploiera à partir d'avril un plan qui coûtera "des dizaines de milliards d'euros" selon le ministre des Finances Bruno Le Maire, principalement pour soutenir l'activité des entreprises afin qu'elles ne se retrouvent pas en défaut de paiement auprès de leur banque.

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L’État français, garant du capitalisme financier

Mais une fois la tempête passée, le gouvernement a bien l’intention d’un retour à meilleure fortune pour ses finances publiques. Une source au sein de l’exécutif concède être très mal à l’aise avec l’idée de laisse filer la dette publique, qui avoisine les 100 % du PIB, lors des prochains mois, craignant le risque sous-jacent "

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