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Coronavirus: L'Italie défend sa décision de bloquer une livraison de vaccins à l'Australie

·3 min de lecture
CORONAVIRUS: L'ITALIE DÉFEND SA DÉCISION DE BLOQUER UNE LIVRAISON DE VACCINS À L'AUSTRALIE

ROME (Reuters) - La campagne vaccinale en Europe doit s'accélérer et il est inacceptable que les groupes pharmaceutiques ne respectent pas leurs engagements contractuels, a déclaré vendredi le chef de la diplomatie italienne, Luigi Di Maio, pour justifier la décision de Rome de demander le blocage par la Commission européenne d'une livraison à l'Australie de doses du vaccin d'AstraZeneca.

Des sources ont indiqué jeudi à Reuters que le laboratoire anglo-suédois avait demandé l'autorisation d'exporter 250.000 doses de son vaccin produites sur son site d'Anagni, près de Rome et que le gouvernement italien, soutenu par l'exécutif européen, s'y était opposé.

L'Union européenne a décidé fin janvier de contrôler les exportations de vaccins produits sur son sol, reprochant aux laboratoires pharmaceutiques, en particulier à AstraZeneca, de ne pas honorer les contrats conclus avec le bloc.

"Ce n'est pas un acte hostile envers l'Australie, nous n'avons fait qu'appliquer le règlement approuvé par l'UE le 30 janvier", a déclaré Luigi Di Maio lors d'un point de presse avec son homologue français Jean-Yves Le Drian.

"Il y un règlement qui dit qu'un pays (membre de l'UE) peut, en coordination avec l'UE, proposer de bloquer l'exportation de vaccins vers des pays non vulnérables. C'est pour cela que nous avons décidé de bloquer l'exportation de ces 250.000 doses", a expliqué le ministre des Affaires étrangères italien.

"Toute l'Europe est touchée par le variant anglais et par l'inquiétude face à la hausse des contaminations. (...) La campagne vaccinale doit s'accélérer sur tout le continent", a ajouté Luigi Di Maio.

A Melbourne, le ministre australien de la Santé, Greg Hunt, a déclaré que l'Australie avait abordé le sujet avec la Commission européenne et demandé à celle-ci de revenir sur sa décision.

Une porte-parole de l'exécutif européen a déclaré vendredi que Bruxelles n'avait reçu pour l'heure aucune demande en la matière du ministre australien de la Santé.

Elle a ajouté que l'UE avait autorisé toutes les demandes d'exportation depuis la mise en place des mesures de contrôle, ce qui représentait au 1er mars 174 requêtes pour des millions de doses à destination de 29 pays, dont l'Australie, le Japon, la Grande-Bretagne, les Émirats arabes unis ou encore le Canada.

Interrogé sur la décision de l'Italie, le ministre français de la Santé, Olivier Véran, a déclaré que Paris pourrait emboîter le pas de Rome, bien qu'aucun vaccin anti-COVID ne soit encore produit dans l'Hexagone.

Le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn, a souligné vendredi que les laboratoires devaient honorer les contrats de fourniture de vaccins à l'Europe, mais a déclaré que l'Allemagne n'avait pas pour le moment de raison de bloquer les exportations de vaccins produits sur son sol.

(Crispian Balmer à Rome, avec Colin Packham à Canberra, Sabine Siebold à Bruxelles; version française Claude Chendjou et Jean-Stéphane Brosse)