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Coronavirus: le G7 et l'Eurogroupe à la recherche "d'une action concertée"

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Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire à l'Elysée le 26 février 2020 pour une réunion sur le Covid-19

Paris (AFP) - Les ministres des Finances du G7 et ceux de l'Eurogroupe s’entretiendront cette semaine par téléphone pour "coordonner leurs réponses" face à l'impact du coronavirus sur la croissance mondiale, a indiqué lundi le ministre français, Bruno Le Maire.

"Nous aurons cette semaine une réunion par téléphone -parce qu'il faut éviter de trop se déplacer- des ministres du G7 pour coordonner leurs réponses", a affirmé sur France 2 M. Le Maire, qui s'est entretenu la veille avec son homologue américain, Steven Mnuchin, dont le pays préside cette année le groupe des sept pays les plus riches de la planète.

"Nous aurons aussi une réunion des ministres des Finances de la zone euro pour coordonner nos réponses", a-t-il ajouté. "Il y aura une action concertée", a-t-il assuré. Le président de l'Eurogroupe, le Portugais Mario Centeno a annoncé, sur son compte Twitter, que la réunion aurait lieu mercredi par téléphone.

Cette mobilisation des ministres des Finances intervient à un moment où la croissance mondiale, déjà fragilisée par la guerre commerciale, subit de plein fouet le ralentissement de l'économie chinoise et l'impact du coronavirus sur l'économie.

M. Le Maire s'attend d'ailleurs à des conséquences pour l'économie française plus importantes que prévu jusqu'à présent.

"Maintenant que l'épidémie touche beaucoup plus de pays, notamment la France, l'impact du coronavirus sur la croissance française sera beaucoup plus significatif" que ce qui était attendu lorsque le coronavirus se limitait à la Chine, a-t-il estimé.

Il a toutefois refusé de donner une estimation plus précise. Le gouvernement tablait jusqu'à présent sur une croissance de 1,3% pour cette année, et M. Le Maire avait estimé précédemment l'impact négatif lié au coronavirus à 0,1 point.

Face au ralentissement attendu de la croissance, M. Le Maire s'est dit prêt à "débloquer ce qu'il faudra" pour venir en aide aux entreprises françaises: "Nous ferons preuve d'une solidarité totale vis-à-vis de tous les entrepreneurs qui aujourd'hui sont en première ligne", a-t-il assuré.

Il a rappelé qu'il considérait le coronavirus comme "un cas de force majeure". "Nous prendrons ce coût à notre charge", a-t-il expliqué.